COP23 de Bonn

06.11.17

Zoom sur la COP23 de Bonn, une COP de l’entre-deux qui devrait donner des signaux positifs pour la mise en oeuvre de l’Accord de Paris sur le climat pris en 2015. Le PFE y sera actif.

Date : 6-17 Novembre 2017

Lieu : Bonn

Organisateur : Nations unies, les gouvernements des Iles Fidji et de l’Allemagne

 

 


 

 

Contexte de la COP23 

 

La COP23 se déroulera au siège des Nations Unies à Bonn. Elle se situe à l’articulation entre deux périodes stratégiques pour le climat avec d’une part le succès passé de la COP21 de Paris en 2015 qui a vu la naissance d’un accord sur le climat ambitieux adopté par tous les pays, sous tendu par des contributions de ces pays pour réduire et s’adapter aux effets du changement climatique ; et d’autre part la mise en oeuvre de cet accord avec lors de la COP24 de 2018 une préfiguration du processus de bilan et de révision de ces contributions prises par les pays lors de la COP21.

 

 

Un point sur la situation actuelle du climat

 

Un peu plus d’un an après le succès de la COP21, les enjeux liés au changement climatique restent plus préoccupants que jamais. Dans son dernier état des lieux sur le climat global , l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) nous apprend que l’année 2016 est la plus chaude jamais enregistrée, avec une augmentation de 1,1°C par rapport à la période préindustrielle soit 0,06°C de plus qu’en 2015. L’intense épisode El Nino observé en 2015-2016 a joué un rôle important dans l’accélération du réchauffement en 2016, rappelant que « lorsque les variabilités naturelles interagissent avec le changement climatique anthropogénique, les impacts sur les sociétés humaines et l’environnement naturel peuvent être sévères ».

 

Par ailleurs, rappelons que la somme des contributions nationales (NDC) soumises par les Etats à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) suite à la COP21 correspond à une augmentation estimée entre 2,7°C et 3,5°C en moyenne des températures terrestres d’ici 2100. Les efforts restent donc insuffisants pour maintenir l’élévation des températures en dessous de 2°C, objectif initial de la COP21.

 

Il est urgent de rehausser les ambitions des Etats en vue d’une réévaluation des NDC. Or, le processus de bilan et de révision de ces contributions ne sera préfiguré qu’en 2018 à la COP24. Les stratégies d’adaptation sont donc désormais incontournables pour beaucoup de pays. Il est cependant primordial de rappeler qu’elles ne doivent pas apparaître comme des substituts aux stratégies de réduction des gaz à effet de serre. Ce point de vigilance est particulièrement important au vu du contexte international et de l’arrivée d’un climato sceptique à la tête du deuxième pays plus gros émetteur de CO2 au monde. Les attentes concernant la prochaine COP qui aura lieu à Bonn (Allemagne) en novembre 2017 sous la Présidence des Iles Fidji semblent donc relativement faibles.

 

 

Des avancées pour l’eau

 

Certaines évolutions positives dans le secteur de l’eau doivent cependant être soulignées, à commencer par le dynamisme de la société civile, toujours plus active dans la lutte contre le changement climatique. La mise en place du Partenariat de Marrakech pour l’Action Climatique Globale permet de commencer à structurer l’action des acteurs non-étatiques en lien avec les Etats. Le secrétariat de la CCNUCC montre une réelle volonté de jouer son rôle de coordination de l’ensemble des acteurs autour des 7 thématiques retenues à Marrakech (utilisation des sols, océans, eau, établissements humains, transport, énergie, industrie). Les « technical examination process on adaptation » (TEP-A) établis lors de la COP21 et portés par le Comité de l’Adaptation, organe subsidiaire de la CCNUCC, permettent l’émergence de réflexions plus concrètes sur un certain nombre de sujets au sein de négociations climatiques. Les thèmes retenus pour cette année 2017 par le TEP-A incluent l’eau. Cela apparaît comme un signal positif, bien que les discussions au sein des organes de la CCNUCC s’avèrent encore très éloignées des difficultés rencontrées par les populations qui subissent au quotidien les conséquences dramatiques du réchauffement.

 

Retour sur : le bilan du PFE à la COP22

 

Le PFE était présent lors de la COP22 et tire son bilan.

 
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La COP22 avait été annoncée comme la COP de l’action pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Elle aura surtout été la COP de la préparation de l’action, en initiant la préparation d’un cadre de mise en œuvre. Les négociations ont été lentes et difficiles, tout en permettant certaines avancées, notamment pour le domaine de l’eau.

 

Deux documents officiels sortent de cette COP :

 

  • Les décisions du CMA1 (Parties ayant ratifié l’Accord de Paris) et de la COP22 ;

 

  • La proclamation de Marrakech pour le climat et le développement durable : une déclaration politique reprenant les points essentiels de l’Accord de Paris, en réaction à l’élection du nouveau Président des Etats-Unis.

 

Ces deux documents sont disponibles sur le site internet de la CCNUCC : http://unfccc.int/2860.php

 

 

Retrouvez également le document sur les ententes des alliances eau et climat

 

 

Consultez notre Bilan de la COP22

 

Consultez notre Communiqué de presse : COP22 : Un bilan en demi-teinte mais des avancées indéniables pour l’eau

 

Retrouvez ci-dessous un retour vidéo sur ces deux semaines par Philippe Guettier, Directeur Général du PFE :

 

 

 

 

Retrouvez une revue de presse complète mesurant la visibilité du PFE et de ses membres, de l’initiative climateiswater et de l’eau en général au sein de la COP22

 

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