Committed to water for the world Engagés pour l’eau du monde

En direct de la COP23

La COP23 a démarré. Retrouvez le carnet de bord quotidien du PFE sur cette page.

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VENDREDI 17 NOVEMBRE 2017

 

La COP23 s’est achevée aujourd’hui et il est temps pour le PFE d’en faire le bilan.
Quelles bonnes et mauvaises nouvelles de cette COP23 de Bonn? Philippe Guettier, directeur général, fait le point avec nous.

 

 

 

Une synthèse approfondie de cette COP est disponible sur demande auprès de : clara.minjoulat-rey@partenariat-francais-eau.fr.

 

 

 

 

 

JEUDI 16 NOVEMBRE 2017 

 

 

 

 

Conférence de presse Nicolas Hulot (Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire) et Stéphane Travert (Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation) sur le Pavillon France

 

Principaux messages à retenir de l’allocution de Nicolas Hulot :

 

– L’objet de la COP23 était d’établir un processus de dialogue pour décider des méthodes qui permettront d’atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris. Le décalage entre les objectifs et la réalité des trajectoires actuelles reste très marqué, d’où l’urgence de rehausser les ambitions.

– Les principaux acquis de cette COP : des avancées sur l’organisation du dialogue de Talanoa (ou dialogue de facilitation), sur la plateforme des peuples autochtones et sur la prise en compte du genre.

– La France a la volonté de garder une forme de leadership sur le sujet du climat.

– La France a confirmé la ratification rapide de l’amendement de Doha (seconde période d’engagement du processus de Kyoto).

– Comme annoncé la vieille par E.Macron, la France contribuera à combler le trou de 7 millions d’€ laissé par le retrait des financements américains au GIEC. Le montant que la France mobilisera sera annoncé sous peu. D’autres Etats européens ont déjà commencé à faire des propositions dans ce même sens au président du GIEC.

– Annonce du lancement d’un budget participatif pour l’environnement « mon projet pour la planète ».

 

 

Principaux messages à retenir de l’intervention de Stéphane Travert :

 

– Les Parties sont mises d’accord hier sur un programme de travail sur l’agriculture. Les discussions pour la mise en place de ce programme duraient depuis plusieurs COP sans aboutir. Ce programme traitera du rôle de l’agriculture pour l’atténuation mais aussi de la mise en œuvre de la transition agricole et des moyens qui seront alloués à cette transition.

– Importance des sols dans la lutte contre le changement climatique.

– En France, plusieurs engagements concernant l’agriculture et l’alimentation sont à noter, en particulier : 50% de produits biologiques dans la restauration collective à l’horizon 2022, crédits d’impôt de 1000€ pour tous ces qui s’installent en biologique etc.

 

 

 

 

Side-event du Comité 21 sur l’adaptation au changement climatique

 

Cet évènement sur le Pavillon France a commencé par la présentation du livre « L’adaptation au changement climatique, une question de société », co-dirigé par Agathe Euzen (Directrice adjointe scientifique à l’Institut écologie et environnement du CNRS), Bettina Laville (Conseillère d’État, Présidente du Comité 21) et Stéphanie Thiébault (Directrice de l’Institut écologie et environnement du CNRS)

 

Des échanges ont ensuite eu lieu sur l’adaptation des océans aux changements climatique, avec, entre autres, Jean Michel Cousteau et la député de Polynésie Française Maina Sage, qui a notamment évoqué les projets d’aires marines éducatives mises en place dans sa circonscription. Un évènement qui révèle une fois encore le très fort dynamisme de la société civile et le rôle fondamental des projets locaux pour l’adaptation au changement climatique.

 

 

 

 

Rencontre entre le PFE et Jean Michel Cousteau, Président de GreenCross France et Territoires

 

Philippe Guettier, Jean Michel Cousteau (Président GreenCross) et Nicolas Imbert (Directeur Général GreenCross) se sont rencontrés pour échanger sur la mise en place d’un chantier commun concernant la gouvernance intégrée eau douce-eau littoral-eau salée. Les échanges continueront à Paris pour poursuivre les réflexions sur ce chantier avec d’autres partenaires.

 

 

 

 

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A venir.

 

 

 

MERCREDI 15 NOVEMBRE 2017

 

 

 

Ouverture du segment de haut-niveau 

 

Le Président Emmanuel Macron s’est exprimé lors de ce segment de haut niveau, suite à la chancelière allemande. Les principaux messages à retenir de son allocution sont les suivants :

 

– Le GIEC est une composante indispensable de l’éclairage scientifique sur les enjeux liés au changement climatique sur le plan international. E. Macron souhaite donc que l’Europe se substitue aux financements des américains pour assurer la continuité du fonctionnement du GIEC et a assuré que la France sera au rendez-vous.

 

– Le sommet du 12 décembre vise à mobiliser des financements publics et privés. Un objectif collectif à cette occasion sera que les villes et le secteur privé américains compensent la totalité des retraits financiers du pouvoir fédéral américain.

 

– En matière internationale, une forte priorité donnée à l’adaptation.

 

– La France appuiera la mise en place d’un prix plancher du CO2 en Europe (30€ la tonne) Cela supposera des mesures d’accompagnements ainsi que la mise en place de taxes aux frontières pour faire face aux pays qui ne suivent pas les mêmes régulations que nous. Intégrer ces objectifs environnementaux dans notre politique commerciale internationale.

 

– La France favorisera les investissements européens qui vont vers le stockage de l’énergie et le développement du renouvelable. Un duo particulier France-Allemagne devrait émerger pour financer des programmes communs de recherche et développement sur ce sujet.

 

– La France s’engage à réduire fortement ses émissions de GES : fermeture de toutes les centrales charbons d’ici 2021 et absence de nouvelles construction de centrales thermiques; interdiction de tout nouveau permis d’exploitation d’hydrocarbure sur le territoire français.

 

 

 

Les différents chefs d’Etat africains ont également eu des discours forts durant ce segment de haut niveau, rappelant aux pays développés leurs engagements en matière d’atténuation mais aussi et surtout en matière de financement: les 100 milliards de dollars annuels sont en effet encore très loin d’être atteints. 

 

 

 

 

Evènement CREWS (système d’alerte précoce sur les catastrophes climatiques)

 

Cet événement, ouvert par Nicolas Hulot, a permis de présenter les premiers résultats et les perspectives du programme CREWS. Le Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire a notamment annoncé que 100 millions de dollars seront investis dans les systèmes CREWS d’ici 2020.  

 

Le système CREWS vise en particulier à transformer les données brutes en messages clairs qui permettront aux populations de bien comprendre l’alerte et favoriseront le déclenchement rapide des processus de préparation à la crise. Des projets CREWS ont déjà été lancés dans 10 Etats insulaires, au Mali, au Niger et au Burkina Faso.

 

 

 

 

Visite d’Emmanuel Macron en zone Bonn

 

Philippe Guettier a pu échanger quelques mot avec le Président de la République française lors de son passage sur le Pavillon France en zone Bonn. Il lui a remis un badge #Climateiswater et lui a rappelé en quelques mots l’importance des enjeux liés à l’eau.  

 

 

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Dans la continuité de notre série vidéos sur les acteurs internationaux à la COP23, nous avons aujourd’hui recueilli le témoignage de deux ministres venus  du Tchad et du Niger pour porter les messages de leurs pays.

 

 

Retrouvez ci-dessous le témoignage du Ministre de l’eau et de l’assainissement de la république du Tchad. Un témoignage qui consiste à lancer un appel à la communauté internationale pour sauver le lac Tchad, victime d’un assèchement rapide du au changement climatique.

 

 

 

 

Retrouvez également une vidéo du  ministre de l’action humanitaire et de la gestion des catastrophes au Niger qui nous parle des inondations fréquentes au sein de son pays et du soutien apporté par l’initative CREWS (Climate Risk and Early Warning Systèmes) initiée par le Ministère des Affaires étrangères et du Développement International.

 

 

 

 


MARDI 14 NOVEMBRE 2017

 

 

 

Evènements de haut niveau sur l’ODD2

 

2 plénières et 4 table-rondes se sont succédées pour aborder les grands enjeux liés à la mise en œuvre de l’ODD2 (Faim zéro) dans un contexte de changement climatique. Plusieurs intervenants de haut niveau dont de nombreux Ministres, en particulier ceux des îles (Tuvalu, Fidji, Indonésie et.) ont rappelé l’urgence de l’action pour assurer la sécurité alimentaire des populations les plus vulnérables, en particulier par l’augmentation des productions d’une part et par la réduction des gaspillages d’une autre part.

 

Les enjeux liés à l’eau étant directement liés aux enjeux agricoles, les problématiques traitées par le PFE ont été au cœur des discussions de ce jour. Retrouvez la note de positionnement du PFE sur le sujet ici.

 

L’intervention de Thomas Pesquet, astronaute français, a été particulièrement inspirante lors de l’ouverture de cette journée. Véritable ambassadeur de la lutte contre le changement climatique, en particulier sur les sujets liés à la sécurité alimentaire et à l’eau, il a rappelé le rôle des stations spatiales pour la collecte des données sur l’environnement et a présenté sa vision du changement climatique depuis l’espace : phénomènes climatiques extrêmes, désertification et fragilité de la terre, en particulier des petits Etats insulaires. Retrouvez son témoignage ci-dessous.

 

 

 

 

Clôture générale du segment de haut niveau du GCA

 

Les messages principaux issus de ces deux journées de haut niveau consacrées à l’ODD2, l’ODD11, l’innovation, le financement et la résilience sont les suivants :

 

– la nécessité de mettre en œuvre les ODD pour atteindre les objectifs d’atténuation (en particulier ceux liés à l’utilisation des sols, l’énergie, les villes et la mobilité) et les objectifs d’adaptation (en particulier ceux sur l’eau et la sécurité alimentaire) fixés par l’Accord de Paris.

 

– l’importance de financer les énergies renouvelable mais aussi de protéger et restaurer les puits de carbone.

 

– la nécessité d’accélérer l’action, sans attendre des réponses uniquement politiques et en intégrant de manière complète les acteurs non étatiques dans les processus. Favoriser l’horizontalité entre les secteurs clés : villes, alimentation et utilisation des sols, énergie et industrie, eau.

 

– le coût de l’inaction est d’ores et déjà plus élevé que le coût de l’inaction.

 

– trois mots clés: redevabilité, transparence, participation.

 

– le Marrakech Partnership constitue la contribution opérationnelle des acteurs non étatiques à la mise en oeuvre de l’Accord de Paris avec une première échéance en 2020.

 

 

 

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Dominique Kuitsouc, coordonnateur régional des programmes de gestion des risques de catastrophes d’adaptation au changement climatique pour la communauté économique des états de l’Afrique centrale (CEEAC) nous parle de la base de données actuellement développée sur les risques hydro-météorologiques. Un futur outil de gestion et de décision pour les 11 états compris au sein de la CEEAC.

 

 

 

Un autre témoignage recueilli est celui de Khatim Kherraz, Secrétaire exécutif de l’Observatoire du Sahara et du Sahel qui porte les messages et attentes des pays de la région en particulier en ce qui concerne les finances climat.

 

 

 

 

 

LUNDI 13 NOVEMBRE 2017

 

 

Ouverture du segment de haut niveau du GCA

 

Une session dynamique et inspirante, marquée en particulier par l’intervention de Jerry Brown (Gouverneur de Californie) et de Bertrand Piccard (Solar Impulse).

 

Jerry Brown a particulièrement insisté sur :

 

– la nécessité de mettre en place des régulations strictes et contraignantes (à travers l’exemple de l’action de la Californie avec la mise en place de taux maximum d’émissions de gaz à effet de serre, réduits d’années en années) et de développer des stratégies vis-à-vis des acteurs, en particulier industriels, pour faire accepter ce type de régulations ;

 

– la nécessité d’une volonté politique forte. En Californie, le taux d’énergie renouvelable est très élevé, avec un objectif de 65% d’ici 2050 (incluant l’hydro-électricité). Mais il a fallu de nombreuses années pour faire accepter ce virage vers le renouvelable à des acteurs très réticents qui craignaient de voir des emplois détruits et des augmentations fortes des prix de l’électricité.

 

 

Bertrand Piccard, aéronaute ayant réalisé un tour du monde en solitaire sans ravitaillement ni escale dans son avion « solar impulse », très actif dans la promotion des énergies renouvelables a rappelé :

 

– La nécessité de changer de paradigme : arrête de vouloir produire plus d’énergie mais se concentrer sur l’efficience énergétique et les économies d’énergie ;

 

– L’importance de ne pas rester uniquement entre spécialistes d’un seul secteur, aller voir les solutions existantes dans les autres secteurs pour les adapter à notre propre problème. Il est possible de faire énormément avec les technologies qui existent déjà et la course à l’innovation n’est pas toujours la solution.

 

 

 

 

Evènements de haut niveau sur le financement et sur l’ODD11 (villes durables)

 

Les événements sur le financement de l’action climatique se sont beaucoup concentrés sur l’importance des financements et investissement privés, mais sans annonce majeure.

 

Les événements sur l’ODD11 ont principalement traité des enjeux liés aux transports et aux bâtiments. Une seule session sur les 6 s’est concentrée sur les enjeux de l’adaptation et de la résilience des villes. Cette unique session a permis des échanges sur les enjeux liés à l’eau, l’importance des solutions venant du territoire (y compris pour le financement, via le renforcement de la fiscalité locale) et le rôle des solutions fondées sur la nature pour renforcer la résilience des villes face aux risques climatiques.

 

 

 

 

 

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Retrouvez également une note d’analyse de la COP à mi-parcours de nos partenaires du Comité 21 parue aujourd’hui

 

 

 

 Cette semaine, le PFE part à la rencontre de ses partenaires internationaux. Retrouvez comme premiers interviews, un témoignage de Fatimetou Abdel Malick, maire de la ville de Teveagh-Zeina en Mauritanie qui fait un état des impacts du changement climatiques liés à l’eau dans sa ville et des solutions possibles. 

 

Retrouvez aussi une vidéo du Dr Ousmane Ndiaye, chercheur au sein de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie du Sénégal  qui fait un point sur les problématiques eau de son pays.

 

 

SAMEDI 11 NOVEMBRE 2017

 

 

 

Un segment de retour sur la première semaine était organisé en zone Bula ce samedi 11. 
Une occasion de faire le point avant d’entamer une semaine plus politique avec l’arrivée des différents chefs d’état.
Philippe Guettier, Directeur général du PFE nous en dit quelques mots ci-dessous.

 

 

 

 

 

Side-event du PFE sur la réduction des risques de catastrophes (RRC) dans les domaines de l’eau et de l’assainissement

 

 

Organisé par le groupe de travail Urgence du PFE (en particulier le Secours Islamique France, Solidarités International, Action Contre la Faim) sur le Pavillon Europe, cet événement a permis de rappeler que le changement climatique et les catastrophes naturelles impactent fortement les services d’eau et d’assainissement (EAH). Dans ce contexte, les stratégies de réduction de risques de catastrophes permettent d’assurer un rétablissement rapide des services EAH et mettre en place des services plus résilients pour l’avenir en situation de crise ou post-crise. Il est donc primordial d’intégrer les approches de réduction de risques de catastrophes dans les stratégies internationales, nationales et locales. 

 

Le PFE continuera à travailler sur ce sujet important à la suite de cette COP. 

 

 

 

 

 

 

 

Café speednetworking avec les acteurs français de l’eau 

 

Ce midi, les acteurs climat étaient invités sur le Pavillon France par le PFE pour venir rencontrer les acteurs français de l’eau, afin d’échanger sur leurs projets eau et climat respectifs. Ce format, nouveau pour le PFE, a permis de faciliter les échanges et les rencontres dans un contexte convivial.  Un moment fructueux avec nos partenaires internationaux!

 

 

 

 

 

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Le PFE a recueilli le témoignage de Julien Eyrard, responsable WASH zone Asie au sein d’Action contre la Faim à l’occasion de son intervention lors de notre événement du matin sur les stratégies de réduction de risques de catastrophes pour les services WASH. Une occasion de faire le point sur les interventions humanitaires en milieu urbain.

 

 

 

 

 

Un point également sur la Journée océans d’aujourd’hui et ses ramifications avec l’eau douce avec Agathe Euzen, directrice scientifique adjointe à l’institut écologie et environnement du CNRS. Agathe apporte aussi la parole des chercheurs réunis au sein du collectif Allenvi, avec qui elle a co-écrit deux livres présentés à la COP : l’un sur le thème des océans, et l’un sur le thème de l’adaptation au changement climatique.

 

 

 

 

 

 

VENDREDI 10 NOVEMBRE 2017

 

 

Water day du Global Climate Action à la COP23

 

Organisée cette année sur la zone Bonn investie par la société civile, la journée eau s’est découpée en plusieurs temps forts : 

 

 – Une conférence de presse au cours  de laquelle Mariet Verhoef –Cohen, President de Women for Water Partnership (WfWP) s’est exprimé au nom des acteurs de l’eau, rappelant leurs principales recommandations.

 

– Une cérémonie d’ouverture et de clôture où de grands messages ont été délivrés. Jean Launay avait été mandaté par le Ministère de la Transition Ecologique pour représenter le Ministère en tant que président du Comité du National de l’Eau au cours de la plénière d’ouverture. Il est également intervenu lors de la clôture en tant que président du Partenariat Français pour l’Eau.

 

– Une après-midi technique avec des focus sur plusieurs thématiques : Financements, Villes, Agriculture, Connaissance

 

– Et pour conclure la journée, une conférence de presse organisée par l’initiative #Climateiswater à laquelle Jean Launay et Philippe Guettier ont pu participer pour  représenter le PFE.

 

 

 

La déclaration sur les solutions fondées sur la nature, l’eau et le climat pilotée par le PFE et les Alliances Mondiales pour l’Eau et le Climat, ouverte très récemment à la signature de tous les acteurs souhaitant participer à la dynamique internationale sur le sujet dans le cadre de la Convention climat a aussi fait l’objet d’une cérémonie au sein de la plénière d’ouverture.

Sous l’égide du PFE et du secrétariat des Alliances Mondiales pour l’Eau et le Climat, les participants ont étés invités à monter sur scène afin de signer la déclaration.

 

Cette déclaration a à ce jour recueilli non moins de 70 signatures de la part d’organismes du monde entier.

 

 

 

 

Enfin la cérémonie d’ouverture a également donné lieu à un moment festif avec un « happening musical » mené par un groupe de participants de la COP23 pour la plupart issus de réseaux jeunesse qui ont entonné un air pour l’eau sur une musique des Beatles.

Retrouvez une courte vidéo de ce moment collectif ci-dessous ainsi que les paroles de cette chanson retravaillée pour mettre l’eau et le climat à l’honneur.

 

 

 

 

Voici les grands messages que nous retenons de cette Journée eau :

 

  • Sur le sujet du financement, l’enjeu principal concerne l’accès aux fonds. On note un besoin prioritaire d’appui pour le montage de projets solides, intégrés, durables et multidisciplinaires. Le renforcement des capacités, les approches multi-bailleurs et une gouvernance renforcée sont également des étapes indispensables pour faciliter le financement des projets eau et climat. Il est nécessaire d’utiliser tous les leviers de financement, publics et privés, y compris via la tarification et à tous les niveaux, du local à l’international.  La transparence et l’évaluation des projets sont également clés.

 

  • On ne sait pas gérer ce qu’on ne connait pas. Lorsque les données sont disponibles, il est important de savoir mieux les valoriser et les utiliser, notamment à des fins d’information pour des publics non spécialises. On note également le besoin de collecter des données de qualité, en utilisant autant que possible les nouvelles technologies, en particulier les données satellitaires. Les données concernant les usages, les prélèvements, la qualité de l’eau, les eaux souterraines, les écosystèmes ainsi que les  données sociologiques et économiques sont encore très mal couvertes. Le financement de ces dispositifs de connaissance nécessite par ailleurs des évolutions dans les stratégies des bailleurs : dons et non prêts, modalités de financements de leur maintenance.

 

  • Les pressions sur les ressources en eau ainsi que les risques sanitaires liés à l’eau sont importants dans les territoires urbains denses, et sont exacerbés par le changement climatique. Dans ce contexte, il est nécessaire de favoriser l’accès équitable aux services d’eau et d’assainissement urbains, de renforcer la résilience des villes face aux risques majeurs lies à l’eau, de développer le potentiel d’atténuation de l’eau et de l’assainissement en ville et de renforcer la gouvernance et l’implication citoyenne qui sont des clés de la lutte contre le changement climatique en ville. Les solutions fondées sur la nature ont un rôle important à jouer en ville pour faire face aux risques climatiques.

 

  • L’eau est par ailleurs indispensable pour l’agriculture, l’aquaculture et l’élevage et donc pour la sécurité alimentaire. Différents leviers d’action doivent être mis en œuvre de façon complémentaire dans les territoires en tenant compte de leurs spécificités particulières : maîtriser la demande en eau, par exemple en renforçant l’efficience des systèmes irrigués ; préserver l’eau dans les sols, par exemple en restaurant et préservant la biodiversité ; mobiliser de nouvelles ressources en eau lorsque cela est pertinent et durablement possible ; favoriser une gouvernance territoriale et l’acceptabilité sociale des projets.

 

En conclusion  :

 

  • Nous retenons que les journées eau des COPs désormais institutionnalisées de COP en COP sont clairement utiles pour renforcer l’unité de la communauté de l’eau.

  • Cette journée de la COP23 a aussi permis de commencer à tisser des liens entre la communauté de l’eau et celle de la sécurité alimentaire/agriculture, ainsi qu’avec celle des villes. 

     

     

  • De façon plus générale, des interrogations subsistent entre le lien institutionnel de ces journées thématiques du Global Climate action en zone Bonn et les processus de négociations qui ont lieu en zone Bula. Il existe un sentiment partagé au sein de la communauté de l’eau, montrant toute la difficulté de cet exercice. Il reste donc de nombreuses attentes pour voir une concrétisation de ces liens d’ici la fin de la COP.
  • Pour résumer, nous retiendrons donc la nécessité impérative d’agir collectivement pour que tous nos messages soient transmis le plus vite possible aux Etats et aux négociateurs car l’urgence est immense et les citoyens attendent des réponses concrètes. Au delà de la COP, la transmission de nos messages doit également être envisagé via différents processus liés à l’Accord de Paris : le mécanisme de transparence sur l’adaptation, le dialogue de facilitation lié à la révision des NDCs et le Comité d’Adaptation.  Cette transmission devra également promouvoir des réalisations existantes sur le terrain.

 

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Dans le cadre de la journée eau, retrouvez aujourd’hui une vidéo de Mme Charafat Afailal, secrétaire d’état chargée de l’eau au Maroc qui salue la continuité des journées pour l’eau au sein des COPs, de Paris à Bonn en passant par Marrakech.

 

 

La journée eau a également été une occasion de faire le bilan des avancées des alliances pour l’eau et le climat, parmi lesquels l’Alliances des mégacities pour les grandes villes. Jean-Didier Berthault, vice-président du Vice President du Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomeration Parisienne (SIAAP), impliqué dans le pilotage de l’initiative, fait le point avec nous.

 

 

 

 

JEUDI 9 NOVEMBRE 2017

 

 

 

 

Side-event PFE sur les solutions fondées sur la nature pour l’eau et l’adaptation au changement climatique

 

 

Organisée sur le Pavillon France et rassemblant autour de la table des représentants de l’Agence de l’Eau Seine Normandie, de l’IUCN, de l’UNCCD (Convention désertification des Nations Unies), de l’AFD, de la Convention RAMSAR sur les zones humides et de la Grande Muraille Verte du Sahara et du Sahel, cette session est née suite à un atelier international organisé à Paris en septembre dernier sur les solutions fondées sur la nature pour faire face aux risques climatiques. Après avoir rappelé les liens intrinsèques entre l’eau, la biodiversité et le climat, les panélistes ont présenté plusieurs leviers d’action pour la mise en œuvre de ce type de solutions. Multifonctionnelles, elles permettent de renforcer la résilience des territoires et des populations face au changement climatique, tout en protégeant ou restaurant les écosystèmes et en apportant de bénéfices pour le développement durable (accès à l’eau, santé etc.). Elles ont été fortement préconisées par les intervenants comme alternatives ou compléments des solutions dites plus classiques en fonction des enjeux locaux.

 

Une déclaration sur les solutions fondées sur la nature, l’eau et le climat pilotée par le PFE et les Alliances Mondiales pour l’Eau et le Climat a été ouverte très récemment à la signature de tous les acteurs souhaitant participer à la dynamique internationale sur le sujet dans le cadre de la Convention climat. Cette initiative vise entre autres à encourager les Etats à inclure les SFN de manière ambitieuse dans leurs contributions nationales à l’occasion de leur révision qui sera à l’ordre du jour de la COP 24 l’année prochaine. Elle vise aussi à mobiliser l’ensemble des acteurs à ce sujet : villes, entreprises, agriculteurs etc. Une cérémonie officielle de lancement de cette déclaration se tiendra demain en fin de matinée à l’occasion de la journée eau le vendredi 10 novembre.

 

 

 

 

 

Side-event PFE sur l’eau et l’adaptation dans les Etats insulaires

 

 

Modérée par Greencross France et Territoire et organisée sur le Pavillon Fidji,  cette session a permis de rappeler que les territoires insulaires sont particulièrement vulnérables au changement climatique, avec l’augmentation des phénomènes climatiques extrêmes, notamment les sécheresses, les inondations, les ouragans, l’élévation du niveau des mers et les pressions sur les ressources en eau qui ont des conséquences environnementales et socioéconomiques importantes.

 

 

3 cas d’études ont été présentés, sur les Caraïbes, les Comores et les îles Lifou (Caraïbes). Dans ces 3 cas on note une forte dépendance aux précipitations, la réduction du débit des rivières, le tarissement de certains cours d’eau et la salinisation des sources d’eau douce.

 

 

Ce sujet résonne particulièrement à l’occasion de la COP23 présidée par les îles Fidji.

 

 

 

 

 

 

 

Retrouvez aujourd’hui une vidéo du président du PFE Jean Launay qui donne sa vision sur la COP23 et ses enjeux.

 

 

 

 

Entretien également avec Aline  Populo, responsable de la communication institutionnelle et de la coopération internationale de l’Office de l’eau de la Martinique, qui nous parle du projet ATTENTIVE (Assainissement des eaux usées adaptées au contexte Tropical par Traitement ExTensifs uTilIsant des VEgetaux), innovation qui a pour vocation de tropicaliser la filière des filtres plantés déjà largement répandue en France en développant des stations écologiques innovantes, et adaptées au climat et au contexte économique et social. 

 

 

 

 

 


 

 

MERCREDI 8 NOVEMBRE 2017

 

 

 

 

Le bilan mondial des engagements pris par les Etats ou “Global Stocktake” prévu en 2023 est au cœur des débats de cette COP. Afin de réaliser ce bilan, il est nécessaire de se mettre d’accord sur les sources d’informations choisies pour mesurer correctement les efforts collectifs. Ce “Global Stocktake” aura lieu tous les 5 ans à partir de 2023. A Bonn, il s’agit principalement de mettre des options sur la table. Un des principaux sujets de tension concerne la prise en compte de la question de l’équité dans ce bilan : quelle différenciation entre les responsabilités des uns et des autres ?

 

Sur le sujet des pertes et dommages, les discussions concernent la révision du mécanisme de Varsovie, dans un contexte où aucun financement n’existe. Un point très sensible des négociations. Il existe de plus en plus d’études sur la part humaine dans les évènements extrêmes ainsi que toute une réflexion sur la façon de mettre en place un système de pertes et dommages qui prendrait en compte cette part humaine.

 

Sur le sujet du genre, l’accord de Paris prévoit une approche « gender-balanced ». Cependant aujourd’hui ce sujet reste très limité dans les négociations. Des voix de plus en plus importantes s’élèvent pour que cette question du genre soit mieux prise en compte.

 

Il semblerait que les Etats Unis ne jouent pour l’instant pas un rôle particulièrement  bloquant dans les négociations.

 

 

 

 

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Nouvelles interview pour notre série « les solutions des acteurs français de l’eau à la COP23 ». Retrouvez ci -dessous le témoignage vidéo de Colette Genevaux, chargée de mission au Programme Solidarité Eau. Nous sommes également allés à la rencontre de Joseph Hederiko de Project Survival Pacific qui nous a parlé de son île Fidji et de sa venue au sein de la COP.

 

 

 

 

 

 

 


 

 

MARDI 7 NOVEMBRE 2017

 

 

 

 

Le PFE a assisté à une restitution des négociations de la journée sur la zone Talanoa, un pavillon co-coordonné par l’Allemagne et les Iles Fidji en zone Bonn. Ce retour sur les négociations se déroulera tous les soirs de 18h30 à 19h!

 

Ce que nous retenons : 

 

Le mécanisme pour renforcer l’ambition des Etats était à l’agenda des négociations en zone Bula aujourd’hui. Les NDCs soumis par les Etats suite à la COP21 ne permettant pas à la planète de rester sur une trajectoire de +1,5°C comme requis par l’Accord de Paris, il est en effet nécessaire de réviser les contributions à la hausse. Pour cela, un dialogue de facilitation a été prévu pour l’année 2018, renommé « dialogue Talanoa » à l’occasion de la présidence fidjienne. La COP23 doit permettre de préparer ce dialogue  qui commencera réellement au début de l’année 2018.

 

Le dialogue de facilitation permettra de fixer les règles de révision et de bilan des NDCs à partir de 2020. Certains pays, en particulier l’Inde, ont exprimé leur fort mécontentement quant à l’absence de discussions sur l’action pré-2020. Ce point a été aujourd’hui ajouté à l’agenda par la présidence fidjienne. Dans la lignée de l’Inde, la plupart des pays en développement ont insisté sur le fait que la distinction pré-2020 vs post-2020 est particulièrement contre-productive dans une période d’accélération des impacts du changement climatique.

 

Les pays en développement vivent cela comme une véritable trahison de la part des pays développés qui avaient promis d’avancer très vite sur le sujet de l’atténuation.

 

Concernant les pertes et dommages, les discussions autour de l’axe « action et support » peinent à avancer. Cette lenteur a été particulièrement critiquée par le groupe des pays africains et celui des pays les moins avancés. Pour rappel, la notion de pertes et dommages désigne les dommages et les pertes irrécupérables causés par le changement climatique. Les discussions portent sur les compensations économiques ou non économiques apportées face à ces dommages. 

 

 

 

 

 

 

 

Philippe Guettier a rencontré sur le Pavillon France une délégation de parlementaires de Côte d’Ivoire très impliqués dans le secteur de l’eau.  Le PFE va faciliter la participation de cette délégation à la journée eau du vendredi 10 novembre ainsi que son intégration dans le réseau international de parlementaires sur l’eau.

 

 

 

 

Retrouvez toutes nos photos de la COP23 sur notre album Flickr ici

 

 

 

 

Nous continuons notre série « les solutions des acteurs français de l’eau à la COP23 ». Retrouvez ci -dessous les témoignages vidéo de Jean-François Donzier, secrétaire général du Réseau international des Organismes de bassin et des Alliances mondiales pour l’eau et le climat et de Hannane Sellali, chargée de programme au sein de Solidarité Eau Europe.

 

 

 

 

 


 

LUNDI 6 NOVEMBRE 2017

 

 

 

 

Retour sur cette première journée dans la zone des négociations avec Philippe Guettier, Directeur Général du PFE.

 

 

 

 

Retrouvez toutes nos photos de cette journée d’ouverture sur la zone Bula et Bonn au sein de notre album Flickr COP23 ici.

 

 

 

 

 

 

Le PFE est bien arrivé à Bonn ! Retrouvez-nous toute cette semaine sur notre stand dans l’espace exposition de la zone Bonn (stand n° F.06.03)

 

 

 

 

Side-event « Imagine our world with +4°C: coping with the impacts of climate change on freshwater, oceans and cities », co-organisé par le PFE et le SIWI 

 

 

C’est devant une salle comble de près de 200 personnes qu’a été ouvert le premier side-event du PFE. 

 

 

 

 

Plusieurs intervenants ont présenté les impacts du changement climatique sur les ressources en eau de manière globale et plus localement dans certaines régions telles que la Méditerranée ou le Japon. Cet événement a permis de rappeler que le respect de l’objectif de 2°C fixé à Paris est fondamental pour l’eau:

 

 

  • Le cycle global de l’eau a déjà fortement évolué dans de nombreuses régions en raison du changement climatique induit par l’homme ;
  • Le pourcentage de population mondiale exposé aux sécheresses, aux pénuries d’eau et aux inondations va fortement augmenter et atteindrait un seuil critique dans un monde à +4°C ;
  • La gestion de l’eau sera donc de plus en plus difficile. Les pays faisant déjà face à des pénuries d’eau verront cette situation s’amplifier. La concurrence sera accrue pour l’eau entre les pays et entre les secteurs économiques (agriculture, industrie, usage domestique) ;
  • Des incertitudes continuent à entraver les projections à l’échelle régionale. La recherche est donc encore nécessaire mais les incertitudes ne doivent pas justifier l’inaction ;
  • Il est possible de transformer des contraintes en atouts. Par exemple, en région méditerranéenne, certains agriculteurs confrontés au problème de salinisation des nappes se sont reconvertis dans l’aquaculture. Dans ce hotspot, les projections prévoient un réchauffement de l’atmosphère d’au moins +4°C, de la mer d’au moins 1°C et la montée du niveau des mers entre 0,5 et 2m d’ici 2100. 

 

 

La recherche française a bien été représentée lors de ce side-event avec deux interventions très appréciées de Météo France et de l’IFREMER. 

 

 

 Retrouvez la conclusion de ce side-event par le PFE ici 

 

 

 

 

 

 David Salas y Mélia, chercheur à Météo France (Centre National de Recherche Météorologique)

 

 

 

 

Denis Lacroix, chercheur à l’IFREMER et co-animateur du groupe prospective d’Allenvi

 

 

 

 

Retrouvez ci-dessous les témoignages vidéo de David Salas y Mélia, chercheur à Météo France (Centre National de Recherche Météorologique) et de Denis Lacroix, chercheur à l’IFREMER et co-animateur du groupe prospective d’Allenvi.

 

 

 

 

 

 

 


 

Les outils COP23

 

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Programme à jour

 

 

 Les messages du PFE

 

 

Le PFE a préparé collectivement avec ses membres une série de messages sur les thèmes du climat, des villes et de la sécurité alimentaire, examinés pendant la COP.

 

 

Retrouvez les ici.

 

 

 

 

 

 

 

Le stand du PFE

 

 Le stand du PFE est situé en zone des expositions, n°F.06.03, (voir plan)

 

Plan zone Bonn

 

 

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