Committed to water for the world Engagés pour l’eau du monde

Messages pour la Conférence de Sendaï sur la réduction des risques de catastrophes naturelles

Mise à jour 12.03.15

 

 

Quatre ans après après le tsunami et la catastrophe de Fukushima au Japon, les Etats Membres de l’ONU se réunissent au Japon, lors de la 3ème conférence mondiale sur la réduction des risques et des catastrophes à SENDAI, afin de mettre au point un cadre d’action commun pour la prévention des catastrophes naturelles et technologiques.

 

Pour rappel, 90% des catastrophes naturelles sont liées à l’eau (WWDRA,2012) et d’ici 2015, 1,8 milliards de personnes vivront dans des pays ou des régions ou la pénurie d’eau sera totale. Ces crises ont des répercutions fortes sur la santé, la sécurité alimentaire, l’éducation des populations les plus vulnérables et à risques. Une augmentation de température à plus de 4° Celsius, peut mener à des situations de non retour pour répondre à ces crises.

 

Face à ces défis, le Partenariat Français pour l’eau et ses membres ainsi que leurs partenaires internationaux soutiennent que :

 

  1. La non-action en matière de renforcement et de la résilience des territoires et des populations face aux catastrophes naturelles a un coût économique bien plus élevé que les programmes de prévention ;
  2. La question de l’eau – accès à l’eau et à l’assainissement, mesures de protection des aléas – soit prise en compte dans les plans de prévention et de réponse aux crises et désastres au niveau national et local ;
  3. La communauté internationale prenne en compte les crises, notamment celles liées à l’eau, dans la définition du futur Agenda de développement durable des Nations Unies (proposition d’un cible spécifique dans l’objectif 11 sur les villes durables) ;
  4. Il est important pour répondre aux crises de créer un lien clair entre prévention, réponse, reconstruction et développement. Les approches de gestion intégrée de la ressource en eau – approche participative prenant en compte les différents usages de l’eau au niveau d’un bassin, synergies entre politiques structurelles – sont pertinentes pour prévenir sur le long terme, les catastrophes ;
  5. La gestion des crises est liée à une action internationale pour la réduction des gaz à effet de serre. L’eau est une des premières victimes du dérèglement climatique. La Conférence des parties sur le climat (COP 21 – 2015) sera une étape cruciale pour intégrer l’eau dans les volet adaptation de l’accord trouvé et, suite à la Conférence de Sendai, faciliter à grande échelle les bonnes pratiques de l’ensemble des acteurs en matière de gestion des risques.