Notre mission
Le Partenariat français pour l’eau (PFE) est une plateforme multi-acteurs du domaine de l’eau, active en Europe et à l’international. Conformément à ses statuts, la mission du PFE consiste à :
- Mettre à disposition les informations relatives aux actions de ses membres et de la communauté européenne et internationale ;
- Constituer un lieu de réflexion prospective, d’échanges d’informations, d’expériences et de savoir-faire dans le domaine de l’eau ;
- Contribuer à l’inscription de l’eau dans les priorités de l’agenda politique européen et international ;
- Apporter des contributions aux institutions françaises, européennes et internationales ;
- Elaborer et promouvoir des messages communs et diffuser les savoir-faire de ses membres dans les évènements, les enceintes et les réseaux européens et internationaux ;
- Contribuer à faire avancer dans ces évènements, enceintes et réseaux des objectifs stratégiques et constituer une porte d’entrée multi-acteurs vis à vis de sollicitations européennes et internationales ;
- Promouvoir les grands principes de la gestion de l’eau mis en œuvre en France et l’expertise et le savoir-faire de tous ses membres dans le domaine de l’eau, en renforçant l’audience de ses acteurs ;
- Suivre la mise en place des engagements pris par les acteurs français, notamment lors des Forums mondiaux de l’eau ;
- Contribuer à améliorer la sensibilisation de l’opinion publique aux problèmes de l’eau, notamment en favorisant la médiatisation des enjeux européens et internationaux ainsi que, plus généralement, au moyen de toutes actions de communication susceptibles de favoriser une prise de conscience des populations de la nécessité de préserver un environnement sain et une qualité de vie adéquate ;

Aujourd’hui, la mission du PFE s’incarne à travers les orientations de ses plans d’actions triennaux, déclinées selon le tryptique suivant :
– PLAIDER à l’international et pour la politique de l’Union européenne, et participer aux événements internationaux pour favoriser la prise en compte de l’eau dans la mise en œuvre des décisions onusiennes ;
– ECHANGER avec la communauté internationale grâce à des liens resserrés avec les principaux réseaux et acteurs-clé du monde de l’eau ainsi qu’avec les Partenariats nationaux et régionaux pour l’eau ;
– VALORISER dans le cadre des enceintes, des événements internationaux et des échanges et collaborations avec les Partenariats nationaux et régionaux les savoir-faire français dans une démarche intégrée, et positionner ces savoir-faire dans le cadre des financements dédiés à l’eau.
Les priorités 2025-2027
- 1 NOUVEL EVENEMENT ONUSIEN TRANVERSAL ET 5 THÉMATIQUES PRIORITAIRES AU TRAVERS DESQUELLES CES 3 ORIENTATIONS SERONT DECLINEES
Des jalons majeurs pour les enjeux de l’eau se dérouleront entre 2025 et 2027 :
L’EAU DANS LES ODD
Le PFE a commencé à réfléchir à son plan d’action pour les trois prochaines années. Concernant la gouvernance mondiale de l’eau et l’Agenda 2030, les 20 cibles des ODD liées à l’eau étant extrêmement loin d’être atteintes, il prévoit à ce stade d’articuler ses travaux selon les cinq priorités suivantes :
| 1. | Contribuer à l’amélioration de la gouvernance mondiale, du fonctionnement et de l’efficacité de la communauté internationale en matière d’eau, la gouvernance mondiale devant permettre de : |
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| Le PFE cherchera à identifier des progrès concrets à obtenir à la conférence de 2026 et/ou autour de la conférence. Il préparera également dès 2026 ses objectifs et son plan d’action pour celle de 2028. | |
| 2. | Plaider pour une accélération de la mise en œuvre effective des cibles Eau de l’Agenda 2030 à l’international et pour la continuité de leur mise en œuvre au-delà de 2030. |
| 3. | Faire progresser la dépollution des eaux usées au niveau mondial. |
| 4. | Contribuer à la mise en œuvre les droits humains à l’eau potable et à l’assainissement. |
| 5. | Promouvoir la gestion durable des ressources en eau(cible 4 de l’ODD 6). |
Nos ambitions concernant la conférence de 2026 spécifiquement :
LA CONFERENCE DES NATIONS UNIES SUR L’EAU DE 2026
L’enjeu est que cette conférence affronte les besoins d’actions. La Conférence ne pouvant, selon la résolution initiale, déboucher sur des conclusions engageantes, lorsque nous parlons d’objectifs 2026, cela inclut des décisions prises par l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU), le conseil économique et social de l‘ONU (ECOSOC) voire le Secrétaire général des Nations unies, avant ou après la Conférence.
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LA CONFERENCE DES NATIONS UNIES SUR L’EAU DE 2026 |
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L’enjeu est que cette conférence affronte les besoins d’actions. La Conférence ne pouvant, selon la résolution initiale, déboucher sur des conclusions engageantes, lorsque nous parlons d’objectifs 2026, cela inclut des décisions prises par l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU), le conseil économique et social de l‘ONU (ECOSOC) voire le Secrétaire général des Nations unies, avant ou après la Conférence. |
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A – Passer de la vision à l’action 1. Déclencher la prise en compte des cibles ODD dans les politiques publiques nationales 1.1. Faire reconnaître largement lors de la Conférence le besoin de Plans d’action nationaux vers les cibles ODD 1.2. Inclure dans une résolution AGNU post-Conférence 2026 un paragraphe précisant l’intention des États d’ajuster leurs politiques publiques relatives à l’eau pour qu’elles prennent en compte les objectifs mondiaux liés à l’eau. 1.3. Décision des État-membres de l’ONU juste après la Conférence de 2026 de faire un point régulier des progrès vers les 20 cibles ODD relatives à l’eau en vue de prendre si besoin des mesures correctrices. 2.. Déclencher des plans d’action mondiaux et nationaux sur des cibles ou des parties de cibles ODD particulières (cibles et objectifs à identifier) |
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B – Sortir du déni et stopper les reculs 3. Réintégrer la maîtrise des pollutions dans les travaux intergouvernementaux Obtenir juste après la Conférence Eau une déclaration ONU (au niveau AGNU ou ECOSOC) exprimant la volonté commune des pays : – de réduire les pollutions d’origine humaine, – de progresser vers les objectifs des cible 6.3 et 14.1 – et d’améliorer la connaissance des rejets polluants d’origine industrielle dans chaque pays 4. Faire constater que les accès à l’eau potable et à l’assainissement se détériorent en Afrique subsaharienne et dans la moitié urbaine du monde Inclure dans le programme de la Conférence ONU 2026 une discussion intergouvernementale sur les actions à mener pour revenir à une dynamique de progrès vers un meilleur accès à l’eau potable et à l’assainissement dans tous les pays et habitats, en milieu rural comme en milieu urbain. |
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C – Silos 5. Mobiliser les institutions en charge de l’agriculture, l’industrie et des villes pour atteindre les objectifs mondiaux liés à l’eau 5a. Inclure explicitement la présence des institutions en charge d’agriculture, de l’industrie, de la santé, des villes et du climat dans la future résolution d’organisation de la conférence de 2026. 5b. Prévoir dans la conférence 2026 un temps pour discuter des contributions des secteurs agricoles, industriel, de santé, de développement urbain et du climat à l’atteinte des 20 objectifs mondiaux relatifs à l’eau. |
L’EAU ET LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
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Contribuant à une meilleure intégration du couple eau/climat dans les négociations et politiques internationales et en plaidant pour une révision à la hausse des engagements dans le domaine de l’eau douce dans ses liens avec le climat de toutes les parties prenantes ;
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Appuyant la déclinaison opérationnelle des engagements internationaux et l’émergence de solutions liées à l’eau et aux écosystèmes aquatiques, et l’intégration des questions liées à l’eau et à l’assainissement dans tous les domaines de l’action climatique à la fois pour l’atténuation et pour l’adaptation ;
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Valorisant à l’international les expertises des membres du PFE dans l’atténuation des causes du changement climatique, la lutte contre ses effets et la résilience sur le long terme ;
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Renforçant à l’international la sensibilisation, les connaissances et les capacités de l’ensemble des acteurs à tous les niveaux sur les sujets de l’eau et du changement climatique ;
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Renforçant le réseau de partenaires internationaux du PFE sur l’eau et le climat ;
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Sensibilisant et faisant comprendre les enjeux internationaux aux acteurs nationaux.
LA BIODIVERSITE AQUATIQUE ET LES SOLUTIONS FONDEES SUR LA NATURE (SFN)
L’ambition principale du groupe de travail Biodiversité aquatique et SfN est de renforcer la prise en compte, dans les décisions politiques internationales, des actions de conservation de la biodiversité aquatique menées par les acteurs français, en France comme à l’international. Ses travaux visent en particulier à promouvoir l’approche des SfN afin de contribuer à l’atteinte des ODD, à la mise en œuvre de l’Accord de Paris et des autres accords multilatéraux environnementaux (Convention sur la diversité biologique, Convention sur la lutte contre la désertification, etc.)
L’actuel programme de travail du GT s’organise autour de trois axes prioritaires :
- Plaider pour une meilleure conservation de la biodiversité aquatique mondiale dans le cadre des conventions et accords internationaux ;
- Promouvoir et valoriser l’expertise française à l’international, en particulier en matière de solutions dites « vertes » et de Solutions fondées sur la nature, qui permettent des bénéfices multiples pour la biodiversité, l’adaptation au changement climatique, la résilience des territoires et l’atteinte des ODD ;
- Faciliter l’échange d’informations, d’expertises et de savoir-faire entre les acteurs français, européens et internationaux impliqués dans l’atteinte des ODD liés à la biodiversité et aux SfN.
ACCES A L’EAU, L’ASSAINISSEMENT ET L’HYGIENE DANS LES CONTEXTES DE CRISES ET DE FRAGILITE
Pour les années à venir, le PFE souhaite continuer à héberger une plateforme utile et pertinente pour les acteurs français de l’EAH humanitaire (Eau, Assainissement et Hygiène).
Nous continuerons également à participer aux formations internationales dont nous sommes devenus membres (WASH RoadMap, Global WASH Cluster etc), qui ont pour but de faciliter des réponses humanitaires plus coordonnées et adaptées grâce à des efforts de plaidoyer efficaces. Grâce aux besoins identifiés via un questionnaire en automne 2023, l’année 2024 a pu démarrer en prenant en compte les demandes et attentes des 75 membres de notre groupe de travail dédié à l’accès à l’EAH dans les situations de crise ou de fragilité. Une feuille de route contenant des réponses spécifiques aux besoins des acteurs français du secteur sera développée, avec notamment des ateliers techniques, des présentations de solutions innovantes et la consolidation d’un plaidoyer uni et clair en matière d’EAH humanitaire.
EAUX, SOLS, AGROECOLOGIE ET SECURITE ALIMENTAIRE (ESASA)
Pour le groupe de travail ESASA, la période 2025-2027 sera marquée par la préparation de trois grandes conférences sur l’eau, à savoir :
- Le sommet mondial de la CIID (Commission internationale sur l’irrigation et le drainage) qui réunira plus de 40 pays du 12 au 17 octobre 2026 à Marseille, avec pour thème « L’agriculture et le changement climatique : enjeux et leviers pour l’irrigation et le drainage » ;
- Les deux conférences de l’ONU dont, la première, fin 2026, traitera de la mise en œuvre de l’ODD 6 sur l’eau, et la deuxième, en 2028, de la question plus large de l’eau et du développement durable ;
- Le 11ème Forum mondial de l’eau (Riyad, 2027).
S’y ajoutent plusieurs évènements offrant des opportunités de plaidoyer et permettant de porter une voix française sur la thématique ESASA à l’international, notamment :
- La COP 30 sur le climat qui se tient à Belém (Brésil) du 10 au 21 novembre 2025 et lors de laquelle la question de l’agriculture, de la forêt, de la bioéconomie, et de l’utilisation des terres et ses changements, et donc aussi de la gestion intégrée de l’eau et des sols, est particulièrement mise en avant ;
- Le 16ème Congrès mondial d’IWRA (International Water Resources Association) prévu à Marrakech en décembre 2025, avec parmi ses thèmes principaux, la relation entre l’eau et l’agriculture, l’atteinte des ODD et le nexus WEFE ;
- La COP 17 sur la désertification prévue fin 2026 en Mongolie et le Sommet préparatoire Desertif’Actions (Tunisie, 2026) sur la résilience aux sécheresses.
Son programme de travail s’organise autour de quatre priorités stratégiques :
- Développer une stratégie de plaidoyer et de communication sur le nexus « eaux, sols et agriculture ensemble pour la sécurité alimentaire et l’atteinte des ODD »
- Intégrer les enjeux du secteur AFOLU (agriculture, foresterie, utilisation des terres et ses changements) dans le plaidoyer du PFE et les discours stratégiques et politiques internationaux sur l’eau, en prenant en compte la double sécurité alimentaire et hydrique face aux défis du changement climatique ;
- Renforcer la place de la transition agroécologique, en intégrant les principes de gestion durable de l’eau et des sols ;
- Arrimer davantage les acteurs de l’agriculture et des territoires à l’action du PFE et mobiliser les moyens nécessaires à la réalisation du Plan d’action.
DEUX NOUVELLES CONFERENCES DES NATIONS UNIES SUR L’EAU
La résolution A /77/L.106 annonce que l’Assemblée générale des Nations unies :
- Décide de convoquer la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026 pour accélérer la réalisation de l’objectif de développement durable n°6 : Garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement, dont le document final prendra la forme d’un résumé établi par sa présidence.
- Décide également de convoquer, en 2028, la Conférence des Nations unies consacrée à l’examen final approfondi de la mise en œuvre des objectifs de la Décennie internationale d’action, « L’eau au service du développement durable » (2018-2028), afin de promouvoir la mise en œuvre de mesures liées à l’eau et de faire le point sur les progrès rendus possible par la Décennie internationale, et se félicite de l’offre du Gouvernement du Tadjikistan de l’accueillir à Douchanbé.
Nouveau !
Des missions transversales (élaborations de positionnement, études, participations à des événements…), venant compléter les travaux des groupes de travail, seront discutées en assemblée générale. Le PFE a en effet l’opportunité, grâce à l’expertise et à l’engagement de certains de ses membres, de développer des contributions sur certains thèmes : eaux souterraines, empreinte Eau, l’eau en Europe, les Outremers. Les équipes travaillant sur ces projets seront missionnées par les groupes de travail et les instances du PFE.