En direct de la COP22

La COP22 est finie! Retrouvez les commentaires de l’équipe du PFE et de ses membres au jour le jour, ainsi qu’un bilan général.

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Vendredi 18 Novembre – Bilan Général de la COP22     17 Novembre     16 Novembre     15 Novembre     14 Novembre      12 Novembre     11 Novembre     10 Novembre     9 Novembre     8 Novembre     7 Novembre     Retrouvez les outils du PFE (Guide, Planning, Messages pour la COP)

 

 

 

 

 

Jour 11 : Vendredi 18 Novembre – BILAN GENERAL DE LA COP22

 

La COP22 s’achève et il désormais l’heure pour le PFE de livrer son bilan.

 

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La COP22 avait été annoncée comme la COP de l’action pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Elle aura surtout été la COP de la préparation de l’action, en initiant la préparation d’un cadre de mise en œuvre. Les négociations ont été lentes et difficiles, tout en permettant certaines avancées, notamment pour le domaine de l’eau.

 

Deux documents officiels sortent de cette COP :

 

  • Les décisions du CMA1 (Parties ayant ratifié l’Accord de Paris) et de la COP22 ;

 

  • La proclamation de Marrakech pour le climat et le développement durable : une déclaration politique reprenant les points essentiels de l’Accord de Paris, en réaction à l’élection du nouveau Président des Etats-Unis.

 

 

Ces deux documents sont disponibles sur le site internet de la CCNUCC : http://unfccc.int/2860.php

 

 

Consultez notre Bilan approfondi de la COP22

 

 

Consultez notre Communiqué de presse : COP22 : Un bilan en demi-teinte mais des avancées indéniables pour l’eau

 

 

Retrouvez ci-dessous un retour vidéo sur ces deux semaines par Philippe Guettier, Directeur Général du PFE :

 

 

 

+ Retrouvez prochainement une revue de presse complète.

 

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Deux jeunes de sciences-Po Rennes, Soliman Jaddi & Quentin Gombia, travaillent avec le PFE pour la COP22 et donnent chaque jour leur point de vue sur la journée écoulée.

 

 

Retrouvez en vidéo leur bilan sur la COP22 :

 

 

 


 

Jour 10 : Jeudi 17 Novembre

 

 

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High level event on global climate action

 

 

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Une réunion de haut niveau introduite par Ban Ki-Moon et les deux championnes pour le climat Hakima El Haite et Laurence Tubiana, qui a permis de revenir sur les initiatives engagées dans le cadre du Global Climate Action Agenda, désormais « Partenariat de Marrakech pour l’action globale pour le climat ». Les deux championnes ont souhaité un partenariat continu avec des rendez-vous tout au long de l’année entre les COP. Au début de chaque année aurait lieu un bilan des priorités, élaboration d’un plan de travail et des dialogue régionaux. A chaque COP serait remis un rapport annuel de l’action climatique. Enfin, les résultats de ces partenariats seraient suivis par la plateforme NAZCA.

 

 

Les thèmes abordés lors de cette séance correspondaient aux journées thématiques de cette COP22 :

 

  • Forêts
  • Eau
  • Océans
  • Industries/Business
  • Énergie
  • Transport
  • Santé
  • Ville

 

 

Loïc Fauchon s’est exprimé au nom de la communauté de l’eau et a rappelé les points suivants :

 

  • L’eau a été au cœur des débats de cette COP22
  • L’eau et l’énergie (leur accès et leur sécurisation) doivent être traitées en commun
  • Les bassins hydrographiques sont l’échelle pertinente pour la gestion des ressources en eau
  • Une approche multi-secteurs est nécessaire
  • Finance, connaissance et gouvernance sont les piliers nécessaire pour un accès à l’eau efficient et durable
  • Plusieurs initiatives ont été engagées, dont Water for Africa (initiative majeure présentée à Rabat), et la mise en place d’un réseau international de parlementaires pour l’eau.

 

 

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SIDE-EVENT “Water, a connector for successful NDC implementation”

Organisé par SIWI, AGWA, GWP, REC, ClimateIsWater

 

 

Ce side-event a permis souligner un certain nombre d’outils à mettre en place et/ou existants pour la mise en œuvre des NDCs et des Plan Nationaux d’Adaptation dans le domaine de l’eau. Un accent spécifique a été mis sur les enjeux liés aux financements. Antoine Michon du MAEDI est intervenu pour rappeler la nécessaire collaboration entre les Etats et les acteurs non étatiques pour la lutte contre le changement climatique, particulièrement dans le domaine de l’eau. Il a rappelé que 4 grandes alliances rassemblant des entreprises, des ONGs et des chercheurs ont été mises en place lors de la COP21, démontrant tout le dynamisme de la société civile et son rôle majeur pour la mise en œuvre des NDCs.

 

 

 

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Side event – « Accompagner des collectifs d’acteurs locaux dans l’adaptation au changement climatique sur un territoire : retours d’expériences, outils innovants et perspectives d’avenir »

Organisé par IRSTEA en partenariat avec Lisode, l’OCDE et le CGIAR

 

Cet événement a été introduit par Philippe Guettier, permettant de poser le cadre des avancées obtenues pour l’eau lors de la COP21 et de la COP22, en particulier en matière de bonne gouvernance multiacteurs.

 

irsteaUne présentation de l’approche IRSTEA ainsi que de ses outils de modélisation participative (Cooplage, Cooplan, Just a Grid, Wat a Game, etc) a ensuite été faite par le chercheur Nils Ferrand. La deuxième partie de l’événement a donné la parole à l’équipe de chercheurs internationale d’IRSTEA permettant de montrer la mise en application de ces outils à une échelle locale avant de proposer au public une réflexion en petits groupes sur la collaboration entre acteurs sur une problématique environnementale.

 

 

Parmi les quelques pistes à retenir :

 

L’autonomisation des populations via le transfert de capacités est clé pour permettre une bonne réalisation des projets.

 

Inclure les populations concernées en amont du processus de planification peut donner de bons résultats. Exemple : associer les communautés au diagnostic de départ sur la mise en place d’un barrage dans un environnement donné..

 

Retrouvez d’autres pistes de réflexion au sein du témoignage vidéo de Nils Ferrand, à la sortie de l’événement.

 

 

 

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Retour sur les recommandations des états insulaires à la COP22 avec l’exemple de la Martinique porté par Aline Populo, chargée de communication et de la coopération institutionnelle à l’Office de l’eau de la Martinique.

 

 

 

 

Diane et Farès, deux jeunes de l’Office Franco-Quebecois pour la Jeunesse donnent leur opinion sur la COP22.

 

 

 

 

Ainsi que les photos du jour sur notre album Flickr « Le PFE à la COP22« 

 

 

Retrouvez enfin une dépêche de la part du Comité 21 qui fait un retour sur la COP à l’approche de la clôture.

 

 

 


 

Jour 9 : Mercredi 16 Novembre

 

 

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Réunion des ONG avec François Hollande

 

Le président français a convié les ONG françaises à participer à une réunion ce matin.

 

Il était accompagné de Laurent Fabius, Emmanuelle Cosse, Vincent Placé et Nicolas Hulot.

 

Au nom des 130 membres du PFE, Philippe Guettier a mis en avant les points suivants:

 

  • l’eau première victime du changement climatique et l’eau porteuse de nombreuses solutions
  • le multi-acteur comme solutions à tous les niveaux
  • l’eau comme priorité dans l’adaptation

 

En conclusion il a proposé que le France prenne une initiative au sein de la CCNUCC sur l’eau au regard des enjeux de l’eau et du changement climatique et de la très riche expertise de notre pays dans ce secteur.

 

 

Le président français a entendu les recommandations de chacune des ONG présentes et a retenu trois priorités :

 

  1. L’agriculture
  2. L’eau
  3. Les financements

 

Un court reportage de la rencontre a été réalisé et Philippe Guettier, Directeur Général du PFE fait partie des interviewés aux côtés notamment de Nicolas Hulot et Emmanuel Cosse.

 

 

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Point sur les négociations par le GERES

 

Ce décryptage des discussions de la zone bleue est régulièrement organisé par le GERES en zone verte.

 

Quelques points se dégagent :

 

1- Préparation du « dialogue de facilitation » d’ici 2018

 

Ce dialogue vise à se mettre d’accord sur la façon de réviser et évaluer les engagements des Etats (NDC). Les Etats vont devoir rehausser leurs ambitions tous les 5 ans. Il est nécessaire de clarifier de quelle manière ce rehaussement sera mis en œuvre. Les discussions à ce sujet ont été assez lentes et aucun accord n’a été trouvé à ce stade.

 

2- Financement

 

L’Accord de Paris prévoit 100 milliards d’ici 2020 avec une forte demande des pays en développement pour que 50% de ces fonds soient dédiés à l’atténuation et 50% à l’adaptation. Il y a des tensions assez fortes entre pays développés et pays en développement. Une feuille de route pour la mobilisation des 100 milliards a été proposée par certains pays développés, notamment l’UE. Cette dernière devrait être acceptée, mais elle ne prévoit pas encore de montants. A noter que les pays en développement demandaient un quadruplement des fonds dédiés à l’adaptation par rapport aux montants actuels.

 

La question de la recapitalisation du Fond d’Adaptation, qui pose le problème de sa pérennité, a été posée. Un accord a été trouvé pour une recapitalisation à hauteur de 80 millions d’euros pour l’année à venir, principalement par l’Allemagne. On remarque un réel essoufflement de la dynamique de l’Accord de Paris au niveau des financements.

 

 

3- Agriculture

 

Ce secteur est entré dans les négociations à partir de 2007 à Durban, dans le cadre du SBSTA. Cette année devait être l’aboutissement des discussions pour la préparation d’un programme de travail et d’un plan d’action sur l’agriculture. Cependant, aucun consensus n’a été trouvé, principalement car les pays en développement abordent les enjeux agricoles sous un angle « adaptation » et les pays développés sous un angle « atténuation ». Les discussions sont repoussées jusqu’aux prochaines négociations. Forte déception sur ce sujet.

 

4- Pertes et dommages

 

Cette COP a été marquée par la révision du mécanisme de Varsovie. Les résultats des négociations sur ce dossier sont considérés comme positifs : sont désormais pris en compte dans les « pertes et dommages », les pertes humaines liées aux catastrophes et les pertes culturelles liées aux migrations. Cependant, les pays développés refusent de payer pour ce qui est déjà perdu, d’autant qu’il est extrêmement compliqué de chiffrer les dommages. Malgré tout, on note une potentielle ouverture sur le financement des pertes et dommages.

 

5- Renforcement des capacités (des acteurs locaux et Etats)

 

On note un réel avancement sur ce sujet avec des discussions concrètes et la définition de termes de référence. Ces avancées pourraient permettre une prise en compte assez forte du renforcement des capacités et servir de porte d’entrée à des sujets tels que le genre etc.

 

6- Agenda de l’Action

 

Le positionnement de cet agenda dans les négociations n’est pas encore clarifié. Deux possibilités sont envisageables : soit intégrer cet agenda de manière officielle dans les négociations (avantage : permettrait un cadre clair. Désavantage : supposerait des discussions très lentes), soit laisser les initiatives se développer sans inclusion officielle dans le processus des négociations. La société civile ne s’est pas positionnée pour l’un ou l’autre.

 

 

7- Output de la COP22

 

– Déclaration de Marrakech, qui a été lancée et soutenue en réaction à l’élection de Trump. Le dernier draft ne fait qu’une page et rappelle les grands sujets de l’Accord de Paris. Il s’agit d’une déclaration politique et pas technique.
– Décision de COP22 qui constitue le vrai résultat de cette COP. La draft n’a pas encore circulé.

 

 

Objectif fondamental d’ici 2018 : fixer toutes les règles de mise en œuvre de l’Accord de Paris.

 

 

High-Level Ministerial Dialogue on Climate Finance: A multi-stakeholders approach to mobilization and delivery of adaptation finance

 

 

Un dialogue de haut niveau rassemblant de très nombreux Ministres et représentants de bailleurs de fonds, duquel sont ressortis les points principaux suivants :

 

 

  • Cohérence dans les propos des représentants des pays en développement et des pays émergents sur la nécessité de rehausser les financements liés à l’adaptation ; certains ayant cité la question de l’eau. Les pays en développement demandent que 50% des fonds climat soient dédiés à l’adaptation ;

 

  • Rappel par plusieurs acteurs de la nécessité de (1) augmenter les fonds disponibles pour le climat en commençant par mobiliser les montants prévus, (2) diriger les flux vers les plus vulnérables, (3) faciliter l’accès à ces fonds ;

 

  • Au-delà des 100 milliards attendus pour 2020 de la part des pays développés pour aider les pays en développement, plusieurs Ministres des finances ont insisté sur les estimations de la totalité des fonds nécessaire pour l’adaptation et de l’atténuation qui s’élèveraient à plusieurs milliards de milliards, montrant ainsi l’écart entre l’aide internationale et la réalité des montants à mobiliser.

 

  • Ceci montre que l’effort pour réduire les gaz à effet de serre et s’adapter dépendra des capacités à développer ou renforcer de nouveaux mécanismes de financement, y compris au niveau national : financements privés, green bonds etc. Pour les financements privés, un fort enjeu sera celui des retours sur investissement

 

  • Importance de la transparence (sur la source et des fonds et leur utilisation)

 

  • Nécessité de co-investir et de mettre en place un nouveau modèle de développement économique.

 

  • Michel Sapin a rappelé l’importance de la question de la régulation internationale, notamment au niveau du G20, dans la mesure où l’enjeu de « la réorientation des financements privés vers des activités moins consommatrices de carburants fossiles et moins émettrices de gaz à effet de serre » est fort.

 

 

En conclusion, les points de vue exprimés par les Ministres montrent une forte volonté de consensus qui devra être retrouvée dans les négociations.

 

 

 

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Side event – L’eau et l’assainissement face au changement climatique

 

Avec le Ps-Eau et le CARI

 

pseauLa question de la gestion de la ressource en eau est plutôt bien prise en compte dans les mesures d’adaptation au changement climatique pour l’eau. En revanche, les conséquences du changement climatique sur le fonctionnement et la qualité des services d’alimentation en eau potable et assainissement sont moins connues et moins présentes dans les discussions sur le climat. Cette session a permis de partager les réflexions que le pS-Eau, le Cari et ses partenaires ont engagé sur la thématique et de les enrichir grâce à des témoignages d’acteurs qui interviennent dans les zones arides et les oasis.

 

 

Un compte rendu approfondi de l’événement est à venir.

 

 

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Retrouvez le sentiment de Jean Luc Redaud, président du groupe de travail eau et climat du PFE sur l’ensemble de la COP.

 

 

 

 

Retrouvez un témoignage de Rachid Lahlou, Président du Secours Islamique France et Vice-Président de la Coordination Sud

 

 

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Ainsi que les photos du jour sur notre album Flickr « Le PFE à la COP22« 

 

 


Jour 8 : Mardi 15 Novembre

 

Journée importante aujourd’hui avec la présence de nombreux chefs d’états étrangers dont François Hollande et le roi du Maroc.

 

 

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Discours de François Hollande

 

 

Retrouvez le discours de François Hollande ci-dessous. Un discours fort appelant les américains à respecter les engagements pris pour l’Accord de Paris.

 

 

 

 

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Aujourd’hui, de nombreux événements intéressants ont retenu l’attention du PFE et de ses membres

 

 

Side event – “Les modes de vie des familles du Maghreb : quels rôles pour les décideurs locaux dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris ?”

 

Organisé par l’association 4D en présence de son président Pierre Radanne, cet événement a présenté le projet OurLife21 et ses principaux enseignements dans une perspective de mise en place de politiques publiques à l’échelle locale marocaine.

 

Le projet OurLife21 développé par 4D raconte la vie de familles maghrébines et françaises, dans des futurs projetés (horizon 2030,2050).

 

Ces récits de vie permettent une immersion dans ces différents futurs, modélisant l’atteinte d’une transition aussi bien personnelle que familiale et sociétale en lien avec l’environnement donné.

 

La modélisation pratiquée a permis à l’association 4D de préfigurer des quantités d’émissions de CO2 nécessaires pour évoluer dans ces différents modes de vie – en fonction des modes alimentaires, des systèmes de production, des déplacements liés à l’offre de transport, du confort du foyer, de ses équipements etc.…

 

Un événement intéressant qui replace l’humain au cœur des questionnements sur le changement climatique.

 

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Side-event « La politique étrangère de la France en matière de lutte contre le changement climatique. De la COP 21 à la COP 22 : Etat et acteurs non-gouvernementaux unis dans l’action »

 

Organisé par le MAEDI

 

Un side-event qui a permis de rappeler la pertinence de l’approche multi-acteurs pour les actions climat et l’importance de la coopération décentralisée au service du développement et de la solidarité dans un contexte de changement climatique.

 

La COP21 a marqué une reconnaissance du rôle des collectivités locales et de leurs actions. Les collectivités se sont notamment engagées dans l’agenda des solutions. Deux défis principaux se dégagent : (1) faire dialoguer ensemble les différents ministères ; (2) faire dialoguer les ministères et la société civile.

 

Cet évènement a également permis de mettre en lumière certain projets de coopération décentralisée ayant des objectifs d’adaptation ou d’atténuation, notamment dans le cadre de l’appel à projet Climat II du MAEDI.

 

 

Side event « Allouer l’aide à l’adaptation en fonction de la vulnérabilité au changement climatique »

 

Avec le FERDI, l’AFD, l’IDDRI, l’UNCDD, le groupe ACP auprès de l’UE

 

 

Ce side-eafdvent a permis de réfléchir à des critères et indicateurs de vulnérabilité pour mieux allouer les fonds d’adaptation aux différents pays. En effet, les grands enjeux rencontrés dans la finance climatique sont : (1) la mobilisation des fonds, (2) le problème de l’allocation équitable des fonds entre les pays, particulièrement pour ceux dédiés à l’adaptation.

 

 

 

Quelques pistes de réflexion se sont dégagées :

 

  • Selon le FERDI, qui a travaillé à un indicateur intitulé « physical vulnerability to climate change index (PVCCI) », les critères doivent être basés sur une vulnérabilité exogène liée au changement climatique ;
  • Les indicateurs doivent refléter des circonstances nationales, être politiquement acceptables et scientifiquement valides ;
  • Même des indicateurs imparfaits sont utiles pour guider la discussion ;
  • La question de l’adaptation n’est pas juste nationale, il y a des effets collatéraux en cascade du changement climatique ; il est donc nécessaire d’identifier un objectif global d’adaptation.

 

 

Passage de François Hollande sur le stand du Comité 21 en zone verte

 

 

Le président François Hollande est venu rendre visite à la zone verte afin d’y saluer la société civile et s’exprimer sur le Pavillon du Comité 21 – Club France.

 

 

Philippe Guettier, Directeur Général du PFE a pu à cette occasion discuter avec le président sur l’importance de l’eau à la COP et lui remettre son propre badge #ClimateIsWater.

 

 

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Retrouvez l’interview de Diane D’Arras, Directeur Délégue Europe de SUEZ et présidente de l’International Water Association (IWA).

 

 

 

 

Retrouvez notre playlist COP22 avec les vidéos de la semaine

 

 

 

 

Retrouvez les photos du jour sur notre album Flickr « Le PFE à la COP22« 

 

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Deux jeunes de sciences-Po Rennes, Soliman Jaddi & Quentin Gombia, travaillent avec le PFE pour la COP22 et donnent chaque jour leur point de vue sur la journée écoulée.

 

 

  • Après une première semaine passée sur la zone verte, nous revenons à la COP avec un regard différent. Nous avons pu voir dans le pavillon société civile de la zone verte à quel point le nombre d’acteurs concernés par le réchauffement climatique est grand. Notre seul regret est de ne pas savoir si l’ensemble des débats, des initiatives et des solutions présentées sont transmises dans la zone bleue où les décideurs se tiennent.

 

  • Il est aussi important de parler de l’action des entreprises dans la zone verte. Les très grandes entreprises du domaine de l’eau et de l’énergie sont bien sûr présentes, mais aussi beaucoup de start-ups dans des domaines tels que la mobilité ou le recyclage. La plupart de celles-ci proposent des solutions numériques novatrices, à l’instar des villes connectées où les modes de transport partagés seraient facilités par des applications smartphones ou des systèmes de capteurs présents dans les réseaux d’eau capables d’alerter en temps réel de l’infection par certaines bactéries. Ces innovations permettront d’améliorer le futur et nous sommes rassurés quant à la tournure des choses.

 

  • Nous avons assisté ce matin à une conférence organisée par 4D sur leur programme Our Life 21. Leur approche est assez novatrice dans cette COP : laisser les gens imaginer leur futur à horizon 2050. Ce que nous avons apprécié dans cette initiative est que la parole a été laissée aux premiers concernés par le réchauffement climatique : un agriculteur marocain et un habitant des bidonvilles de Dakar. Nous avons pu mesurer à quel point les attentes des gens sont différentes selon les populations. Ainsi les agriculteurs souhaitent un futur où l’eau sera mieux gérée et moins gaspillée, les habitants de quartier informels une intégration à la société et une possibilité d’œuvrer pour le développement durable de leurs quartiers… Cette pluralité des discours nous fait du bien, elle nous permet de voir une autre approche du développement durable décentrée du regard occidental sur la chose.

 

  • Aujourd’hui nous avons eu la chance de visiter la station de potabilisation des eaux de Marrakech. Il est intéressant de voir pratiquement comment l’eau acheminée depuis l’Atlas est rendue potable, et surtout de se rendre compte de la quantité d’eau consommée par une ville de près d’un million d’habitants ! Les procédés nous ont été expliqués par les techniciens présents sur place : décantation dans des bassins, puis électrolyse et ajout de floculant afin de séparer les « grosses particules », ensuite filtrage de l’eau dans du sable de différent diamètre et enfin chlorage de l’eau à hauteur de 1 ppm. Le procédé parait simple, mais un suivi permanent de toutes les étapes sont effectuées au niveau chimique, physique et bactériologique pour prévenir de toute contamination du réseau.

 

  • Nous sommes ensuite retournés à la COP pour assister à une conférence donnée par le cabinet de conseil Nomadéis sur la perception par les différents pays des dangers du réchauffement climatique. Nous avons été surpris de voir les résultats de cette étude : les pays du Maghreb semblent conscients du problème au même titre que la France, mais les pays du golfe sont eux moins préoccupés et s’estiment par ailleurs mieux préparés. Ils sont pourtant les pays les plus touchés actuellement par le stress hydrique et le futur n’est pas porteur de bons présages pour eux…

 

 

 


 

Jour 7 : Lundi 14 Novembre

 

Début de la deuxième semaine de la COP. Cette semaine, la COP recevra la visite de différents Chefs d’Etat et de Gouvernement dont le président français, François Hollande, qui se rendra d’ailleurs demain à 18h sur le stand du Comité 21 en zone verte.

 

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En attendant, le PFE vous propose un retour à mi-parcours avec Philippe Guettier, Directeur Général du PFE.

 

 

Retour des médias sur la première semaine de la COP

 

Les médias ont bien sur un oeil sur la COP.

 

  • Le PFE et l’intiative #Climateiswater dans la presse

Retrouvez une revue de presse à mi-chemin de cette COP, citant le PFE et Climateiswater.

 

  • La journée « eau » a également été traitée dans d’autres médias. Quelques exemples :

 

 

Retrouvez une revue de presse plus complète en fin de semaine.

 

 

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Side Event – « Quantitative scientific evidence for Loss and Damage »

 

Avec CICERO, ICCAD, ECI

 

Un évènement qui a permis de s’interroger sur le concept de « Pertes et Dommages », au regard des lois nationales et internationales, pour alimenter les débats et décisions de la CCNUCC à ce sujet. Les difficultés pour quantifier la contribution de chaque pays aux évènements extrêmes a été au cœur du débat. Si quelques pistes se sont dessinées (définition de modèles permettant d’évaluer dans quelle mesure le risque qu’un événement extrême arrive est renforcé par des facteurs externes), les mécanismes de Pertes et Dommages restent dépendants de :

 

  • La nécessité de faire des choix moraux et politiques
  • La nécessité de mettre en place ou renforcer des outils de financement (nationaux et internationaux)

 

 

Séance de clôture du Subsidiary Body for Scientific and Technological Advice (SBSTA)

 

La président du SBSTA a commencé par l’approbation de l’ensemble des textes discutés en sous-groupe de travail la semaine précédente. L’ensemble de textes et documents sont disponibles sur le site de la CCNUCC : http://unfccc.int/meetings/marrakech_nov_2016/items/9972.php

 

Les différents représentants de groupes de pays ou d’acteurs ont fait de courtes allocutions dont sont notamment ressortis les points suivants :

 

  • Les acteurs ont salué les avancées des travaux du SBSTA dans leur ensemble ;
  • La quasi-totalité des acteurs, notamment les groupe de pays les moins développés, RINGO et YOUNGO, a très fortement regretté l’absence d’un consensus sur un programme de travail pour l’agriculture – ce dossier ayant été relégué à la prochaine réunion du SBSTA lors de la COP 23 (n°46).

 

 

 

Side event GIEC

 

Le GIEC a présenté son calendrier pour la préparation de son rapport spécial prévu pour septembre 2018 qui présentera les impacts d’un réchauffement de 1,5°C par rapport à l’époque pré-industrielle. A noter que les parmi les nouveaux experts du GIEC, une majorité vient de pays du Sud.

 

Deux idées clés se distinguent :

  • On ne peut pas se contenter d’une évaluation globale. L’évaluation locale est nécessaire particulièrement dans le domaine de l’eau. Le GIEC a l’intention de faire de plus en plus d’analyse bottom-up.
  • Peut-on avoir confiance dans un scénario de +1,5°C ?

 

Mme Masson-Delmotte, chercheuse en océonographie au LCPE, fait partie dorénavant des experts du GIEC pilotant des groupes de travail en vue de l’élaboration du prochain rapport. Un rapprochement sera effectué par le PFE avec elle.

 

 

Comité de l’adaptation

 

Un expert français devrait être nommé prochainement comme membre de ce Comité remplaçant l’expert autrichien quittant cette fonction. Ceci constituerait un élément important pour promouvoir les propositions du PFE au sein de ce Comité mandaté par la COP de Paris pour faire des recommandations à la CNUCCC et aux Etats en matière d’adaptation.

 

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Aujourd’hui : journée thématique placée sous le signe du genre et de l’éducation.

 

Les jeunes de l’Office Franco Quebécois pour la Jeunesse ont investi le stand du PFE ce matin pour transmettre leur savoir-faire en matière d’éducation et de sensibilisation des jeunes.

 

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Plusieurs événements ont également eu lieu toute la journée sur ces thématiques.

 

Side event – Is your city’s climate policy gender proof?

 

Organisé par Gender Cimg_1523C – Women for Climate Justice, cet événement a notamment recueilli un point de vue de femmes sud africaines et indiennes mettant en évidence le fait que les politiques climat des villes manquent aujourd’hui d’une perspective féminine, et cette problématique n’est pas isolée car elle concerne également d’autres catégories absentes telles que les jeunes ou les handicapés.
Le monitoring par « scorecards » a été présenté comme une des solutions possibles pour répondre à ce déséquilibre.

 

 

 

Side-event – Les jeunes engagés pour le climat : regards croisés

 

Cet événement orgaeducationnisé par l’association internationale des Petits Débrouillards a proposé un tour des initiatives de jeunes issus de cette association partout dans le monde.

Une implication forte sur les actions de sensibilisation à travers les réseaux sociaux a été démontré. Il reste encore à véritablement concrétiser ces projets organisés par les jeunes car le passage à l’acte pose encore des difficultés.

Le PFE a pour sa part pris contact avec Les Petits Débrouillards France afin d’identifier des partenariats potentiels.

 

 

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Retrouvez l’interview d’Agathe Euzen, Directrice Adjointe Scientifique à l’Institut Environnement et Ecologie du CNRS qui revient sur l’événement portant sur l’évaluation des solutions d’adaptation dans le domaine de l’eau qui s’est déroulé la semaine dernière.

 

 


 

Jour 6 : Samedi 12 Novembre

 

La première semaine de la COP22 s’achève à Marrakech. Le PFE a de nouveau été actif aujourd’hui dans les deux zones de la COP.

 

Au delà du compte-rendu du PFE, quelques newsletters ont également réalisé un suivi de la COP au jour le jour :

 

ECO – NGO NEWSLETTER

 

IIISD ; EARTH NEGOTIATIONS BULLETIN

 

 

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Réunion des ONG avec la ministre Ségolène Royal

 

Un déjeuner a été organisé avec la ministre de l’Environnement Ségolène Royal et les représentants des associations et ONG françaises.

 

Ce déjeuner a permis aux représentants des ONG de s’exprimer et de donner les priorités qui sont les leurs pour cette COP22. Le PFE, par la voix de Rachid Lahlou, président du Secours Islamique France et membre du PFE, et celle de son DG Philippe Guettier a pu mettre en évidence l’importance d’une prise en compte de l’eau dans les négociations et dans la mise en oeuvre des politiques d’adaptation des Etats. Ils ont également insisté sur la nécessité de promouvoir la connaissance, la gouvernance et la finance.

 

 

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Side-event – Après le Sommet mondial Climate Chance 2016 : quelles propositions et priorités pour les acteurs non étatiques regroupés en coalitions thématiques ?

 

Ce side-event a permis de revenir sur le Sommet Climate Chance qui s’est déroulé à Nantes en septembre 2016 en faisant un focus sur certaines coalitions thématiques créées à cette occasion, notamment l’eau (présentation de Philippe Guettier, PFE et Hélène Valade, Suez), la coopération décentralisée et la gouvernance.

 

Le Sommet Climate Chance a notamment permis :

 

  • D’identifier et présenter des bonnes pratiques développées par les acteurs face au changement climatique ;
  • De lancer un portail web de l’action des acteurs non étatiques ;
  • De préparer une déclaration politique signée par plus de 100 organisations ;
  • De faciliter la coopération entre acteurs impliqués dans des domaines similaires.

 

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En préparation de la semaine prochaine :

 

 

  • Consultez le calendrier de la communauté internationale de l’eau à la COP22 sur climateiswater.org

 

  • Retrouvez notre playlist COP22 avec les vidéos de la semaine

 

 

 

 

Merci à tous nos membres contributeurs qui nous aident à alimenter cette page « en direct ».

 

Rendez-vous à partir de lundi pour la suite de la COP et un bilan de la première semaine.

 

 


 

Jour 5 : Vendredi 11 Novembre

 

Le PFE a de nouveau été très actif aujourd’hui, en cette fin de première semaine de la COP.

 

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Signature du programme SWOT

 

Signature d’un accord entre 7 grandes institutions françaises ( l’AFD, BRL Ingénierie, le CNES, le CNR, l’IRD, IRSTEA et l’OIEau), en présence de la ministre Ségolène Royal, pour mettre en place un suivi satellitaire des ressources en eau – le programme SWOT. Cela s’inscrit dans le focus « connaissance » apporté par le PFE cet année sur la nécessité de mieux connaitre les ressources en eau pour mieux les gérer. Le RIOB a également profité de ce moment pour remettre à la ministre, un passeport bleu témoignant de son engagement à l’égarde des bassins versants.

 

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Side-event PFE : Coopération pour une gestion intégrée des rivières, des lacs et des aquifères au service de l’adaptation au changement climatique

 

Avec le PFE, le RIOB, l’Agence de l’Eau Adour Garonne, l’OMVS, Ministère de l’Eau du Maroc, le CICOS, le SIAAP

 

Cette signature a fait le pont avec un événement co-organisé par le PFE et le RIOB ayant pour but de présenter plusieurs coopérations entre agences de l’eau françaises et plusieurs commissions internationales de grands fleuves africains et asiatiques.

 

Se dégagent de cet événement quelques idées clés :

 

  • La pertinence de ces coopérations pour échanger sur la mise en place de gestion intégrée des ressources en eau dans des contextes différents.
  • La nécessité fondamentale de disposer de systèmes d’information robustes pour définir des politiques d’adaptation les plus adaptées
  • L’importance des renforcements de capacités des représentants de ces bassins
  • La mise en place de systèmes de financements propres aux bassins, sujet qui mérite un développement plus large au niveau des bassins africains

 

Jean Launay a assuré l’introduction ainsi que la conclusion de cet événement. Retrouvez l’intégralité de la conclusion délivrée ici.

 

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Débrief des Négociations par le GERES

 

Un débrief organisé par le GERES – sur le stand du CARI en zone verte, a permis d’avoir un débrief sur les négociations :

 

L’enjeu principal de cette COP est de préparer le terrain pour le dialogue de facilitation en vue de la révision des NDC en 2018, et la prochaine publication du GIEC sur la possibilité d’atteindre ou non les objectifs que la communauté internationale s’est fixée. Les discussions en cours en zone bleue portent donc sur la préparation d’une feuille de route et des points d’agenda.

 

Points principaux des discussions en zone bleue :

 

DIALOGUE DE FACILITATION

 

  • En 2023, un bilan mondial sera réalisé sur les NDC, qui sera actualisé tous les 5 ans. Les discussions en cours portent sur la feuille de route de ce bilan : qui le fait ? qui est responsable ? quelle transparence ? Quelle intégration des pays dans ces évaluations ?
  • Un premier draft devrait être publié ce soir sur le site de l’UNFCCC

 

FINANCEMENT

 

  • Comment demander aux pays en développement de mettre en œuvre les NDC alors que les financements ne suivent pas ? Est-ce que les pays en développement vont accepter une feuille de route majoritairement élaborée par les pays développés ? Quelle recapitalisation du Fonds d’Adaptation ?
  • Donc discussion sur une feuille de route de l’attribution des financements d’ici 2020.

 

PERTES ET DOMMAGES :

 

  • Le but du mécanisme international de Varsovie (COP19 ) sur les pertes et dommages est de remédier aux pertes et dommages liés aux incidences du changement climatique qui ne peuvent pas être évitées (ouragans, vagues de chaleur, élévation du niveau de la mer, désertification …) .
  • La COP22 prévoit la révision de ce mécanisme international, qui ouvre de nombreuses questions : certains pays comme les Etats-Unis refusent de compenser les émissions passées ; par ailleurs l’évaluation des pertes est très difficile : comment évaluer le coût de la perte des écosystèmes, comme le Nil par exemple ?

 

AGENDA DE L’ACTION

 

L’Agenda de l’action commence à réapparaître dans les négociations. Ses Championnes (Tubiana et El Haite) ont fait des propositions et une synthèse pour la prise en compte de cet Agenda dans la COP22, et ont montré la volonté d’avoir des critères pour fixer des règles de participation à l’Agenda de l’Action. Cet Agenda ne devrait pas figurer dans la déclaration finale mais apparaître dans les décisions de la COP.

 

ELECTION RECENTE DE TRUMP A LA PRESIDENCE DES ETATS-UNIS

 

Malgré la récente élection de Trump, les Etats-Unis ne pourront pas si facilement faire marche arrière car la procédure pour quitter l’accord est longue : trois ans avant de pouvoir dénoncer le traité, puis un an avant que cela soit effectif. Reste une possibilité: que les Etats-Unis quittent la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, ce qu’aucun pays n’a encore fait. Cependant, la majorité des pays partenaires des Etats-Unis étant pour l’Accord universel de Paris, la pression internationale pourrait forcer les Etats-Unis à maintenir leur engagement.

 

PRISE EN COMPTE THEMATIQUE

 

  • L’UNFCCC n’a traditionnellement pas d’approche sectorielle dans les négociations sur le climat.
  • Si l’on prend l’exemple de l’agriculture, la première vraie table-ronde sur le sujet a eu lieu en 2007 à Durban. Le processus s’est poursuivi par la suite très lentement car les pays du G77 souhaitent aborder l’agriculture sous l’angle adaptation alors que les pays développés souhaitent l’aborder selon l’angle atténuation. L’Accord de Paris en 2015 a été la première prise en compte officielle de l’agriculture, soit 8 ans après Durban.
  • L’eau n’avait pour l’instant jamais été pris en compte dans les négociations, et vient de rentrer dans l’agenda officiel grâce à une journée thématique en zone bleue. La mobilisation doit donc continuer pour une prise en compte dans les textes officiels : même si elle sera certainement pas immédiate. En attendant, il faut rendre visible l’eau à travers les initiatives de l’Agenda de l’Action, en lien avec d’autres thématiques : agriculture, énergies renouvelables …

 

 

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Side-event: « L’eau dans tous ses états, gérer la rareté et partager les solutions : la jeunesse au cœur de l’action » et « Lancement de la 2ème édition du rapport sur les enjeux et les défis de la Méditerranée confrontée aux changements climatique »

 

Avec Energies 2050, Climates et le SEMIDE

 

Cet événement, modéré par Energies 2050, s’est déroulé sur l’espace jeunesse de la zone verte, avec comme but de sensibiliser la jeunesse aux problématiques de l’eau et du climat, en faisant notamment un zoom sur les problèmes rencontrés par la région de la Méditerranée.

 

Solène Fabrèges s’y est exprimée en tant que chargée de mission climat du PFE mais aussi en tant que jeune professionnelle. Elle a rappelé les fondamentaux à connaitre concernant le lien eau et climat et donné ses recommandations pour l’avenir autour de trois mots clés : connaissance, renforcement des capacités et financements.

 

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Autre intervention : celle d’Eric Mino, coordinateur du Système Euro-méditerranéen d’Information dans le Domaine de l’Eau (SEMIDE), venu présenter un focus sur la région méditerranéenne et une solution développée : celle de la plateforme méditerranéenne de connaissance sur l’eau. Cette plateforme propose aux États méditerranéens des outils d’aide à la décision – elle s’accompagne aujourd’hui d’une deuxième édition d’un rapport de sensibilisation sur les enjeux et défis de cette zone.

 

Retrouvez bientôt l’intégralité de l’événement en vidéo sur le compte Youtube Energies 2050 pour la COP22.

 

 

Side Event – Coalition Eau : « De l’accord de Paris à la mise en œuvre des politiques sur le terrain »

 

Un side-event très intéressant avec une très forte représentation des pays du sud dans les panélistes et dans l’audience.

 

Une première partie a permis de partager la préparation en cours du Plan Climat Energie Territorial intégré de la région Dakar, ainsi que le projet de prévision saisonnière participatif au Niger qui allie savoir-faire traditionnels (observation du comportement des animaux, observation des saisons) et prévisions scientifiques. L’expérience du Maroc : le Maroc a développé une forte expertise en matière de stockage de l’eau, d’ingénierie, d’infrastructures et de planification anticipative. Il souhaite étendre sa politique à une bonne gestion de la demande et à la préservation des ressources en eau.

 

Une deuxième partie avec l’intervention de l’AFD et de WaterAid a permis de mettre en avant des pistes de réflexions d’actions pour lever les obstacles :

  • Meilleure connaissance des ressources en eau et du climat (données)
  • Mobilisation de tous les acteurs pour accompagner les actions locales ou communautaires
  • Nécessité de mieux sensibiliser et former sur l’eau, et surtout d’arriver à faire le lien avec le changement climatique.
  • Importance de réfléchir à des financements endogènes pour faire face à la question de l’eau : plutôt que d’attendre les 100 milliards, trouver des financements innovants

 

 

A également été saluée l’entrée de l’Eau dans le programme officiel de la COP grâce aux efforts du Maroc soutenus par la communauté internationale de l’eau. Il a été rappelé que l’agriculture est apparue pour la première fois à Durban, et a réussi à être intégrée pour la première fois l’année dernière dans l’accord à Paris (soit plusieurs années après). Il faut donc que la communauté de l’eau continue à se mobiliser pour que l’eau soit également dans un prochain accord.

 

Retrouvez le compte-rendu détaillé de l’évenement

 

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Deux jeunes de sciences-Po Rennes, Soliman Jaddi & Quentin Gombia, travaillent avec le PFE pour la COP22 et donnent chaque jour leur point de vue sur la journée écoulée.

 

  • Nous voulons aujourd’hui vous parler d’un sujet qui nous tient à cœur : la question du financement des projets écologiques dans les pays en développement. Sur les 10 milliards de dollars fournis par les pays développés, seulement 10% de cette somme a été injectée dans des projets africains, continent pourtant le plus en passe d’être touché par le réchauffement climatique. Les financements vont majoritairement dans les pays émergents, tels que la Chine ou le Brésil, pays où les retours sur investissements sont plus sûrs et qualifiés de « bankables ». C’est pour nous un réel problème et nous voulons vous partager l’analyse faite par WaterAid pour expliquer les causes du non financement des projets dans les pays les plus pauvres.
    Premièrement, ces pays ont en général une faible capacité institutionnelle pour mettre en œuvre ces projets. Ils souffrent aussi d’un grand manque d’expertise pour rendre leurs projets attrayants. De plus, tracer le financement est complexe, cela joue en la défaveur des pays car les bailleurs craignent que l’argent ne termine pas entre de bonnes mains. Enfin, le dernier problème soulevé est celui du financement par les dons : ce financement ne passe pas en général au niveau national : il n’est donc pas possible de créer un projet patron à l’échelle nationale, adaptable et réutilisable pour les prochains projets.

 

  • Nous réalisons que la solution pour les pays du Sud ne viendra pas forcément de la coopération Nord/Sud et de l’aide fournie par les pays développés. La coopération Sud/Sud mérite d’être renforcée car elle a beaucoup à offrir. Le Maroc en tant que pays hôte de la COP22 est à l’honneur et nous avons vu qu’il dispose aujourd’hui d’une expertise pouvant être exportée. D’abord une expertise scientifique sur la question de l’eau, le Maroc s’étant engagé depuis plusieurs décennies dans le développement d’ouvrages hydrauliques et de la recherche scientifique associée. L’expertise marocaine est aussi celle de ses structures de financement. La banque Crédit Agricole a ainsi beaucoup œuvré, notamment par le biais de l’initiative Tamwil El Fellah lancée en 2010, dont l’objectif est d’apporter des solutions de financement aux petites exploitations agricoles exclues des financements traditionnels. Sa force réside dans une prise en charge et un suivi continu des petits agriculteurs. Cela a permis en 3 ans de financer près de 150 000 hectares et d’inclure 68 000 petits agriculteurs. Ce modèle est répliquable à l’agriculture africaine, de même que les manières de travailler développées (ingénierie financière, montage de projet, techniques de conseil). C’est bien l’objectif de l’initiative Triple A, qui vise à renforcer la résilience de l’agriculture africaine menacée par le changement climatique, et que nous ne pouvons qu’encourager.

 

  • Les pays africains attendent beaucoup d’une aide financière extérieure tant l’urgence est vive face au changement climatique. Mais que faire si l’aide tardait à venir, était décevante ou ne voyait jamais la lumière du jour ? Il convient pour ces pays de ne pas compter uniquement sur des solutions exogènes; les solutions endogènes existent, ne requérant pas nécessairement des financements lourds. Une des expressions à l’honneur depuis le début de cette COP est celle de « démarche participative ». Simple effet de mode ou réelle volonté de toutes les parties prenantes de s’inscrire dans cette voie ? Quoi qu’il en soit, il est certain que ce sont bien les acteurs locaux qui sont à écouter en priorité. Il faut renforcer les expertises locales, afin que les pays africains puissent suivre leurs propres visions du développement.

 

  • Des solutions existent pourtant, nous pouvons par exemple parler de l’initiative de planification participative menée dans la région de Zinder au Maroc en 2014. Les populations locales possèdent leurs propres indicateurs locaux pour anticiper les évènements climatiques : si les vaches après abreuvement se couchent en regardant les puits, cela présage une saison des pluies encore lointaine, de même la date d’arrivée des cigognes dans la région signale le début de la saison. Ces indicateurs rythment leurs vies et pourraient être bouleversés par le dérèglement climatique. Le projet mené a consisté à donner accès aux populations locales aux prévisions scientifiques pour les sensibiliser au changement climatique et les aider à mieux anticiper les changements de saisons et l’arrivée de l’hivernage.

 

 

  • Nous avons rencontré et échangé avec une membre bolivienne du stand sur la promotion du genre ce matin. Nous avons beaucoup appris d’elle, notamment sur la place des femmes dans les populations indigènes des Andes et du lien entre les problématiques genre et changement climatique. Il faut savoir que dans ces régions du monde, l’eau se fait rare, et c’est le rôle des femmes et des enfants que d’aller chercher la ressource. Le réchauffement climatique et la raréfaction de l’eau va donc encore plus pénaliser leur quotidien. Nous voulons partager ceci avec vous pour montrer à quel point la question de la ressource en eau est centrale.

 

 

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Retrouvez ci-dessous des courtes interviews des membres du PFE après cette première semaine de COP au sein de notre playlist : « Le PFE à la COP22 »

 

Avec les interviews de Jean-Didier Berthault, conseiller de la ville de Paris et vice-président du SIAAP sur la COP22, Céline Gilquin, Responsable de la division eau et assainissement de l’Agence Française de Développement et Thomas Le Jeune Responsable de projets eau, assainissement et déchets au GRET

 

 

 

 

Jour 4 : Jeudi 10 Novembre

 

Une nouvelle journée effervescente avec les derniers événements du PFE sur la zone verte.

 

 

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Réunion conjointe entre le Comité d’Adaptation (AC) et le Groupe d’experts des PMA (LEG)

 

Les participants de cette réunion, co-présidée par la vice-présidente du Comité d’Adaptation Mme Chen Minpeng, ont remercié le Maroc d’avoir organisé un séminaire sur l’adaptation en septembre 2016 qui va enrichir leurs travaux. Ils attendent le révision du processus de Nairobi qui devrait avoir lieu en 2017 . Ils envisagent de déposer un rapport final commun entre le Comité d’Adaptation et le LEG, pour que ces recommandations soient examinées à la COP23. Les questions posées par la salle ont abordé les liens avec les ODD, les partenariats à mettre en place et les financements. La réponse proposée était de faire des liens avec les autres groupes de l’UNFCCC.

Les projets de ce travail seront disponibles : ici

 

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Side event PFE : Quelles évaluations des solutions d’adaptation dans le domaine de l’eau ?

 

Avec le CNRS, le Fonds d’Adaptation, Veolia, l’Université de Caen, la Convention Ramsar, l’Association Oasis Ferkla pour l’Environnement et le Patrimoine

 

Cet évènement, modéré par Agathe Euzen (CNRS) a permis d’entamer une réflexion sur la caractérisation de la notion d’adaptation dans le domaine de l’eau et la définition de critères pour le suivi et l’évaluation d’actions d’adaptation portants sur la gestion de l’eau.

 

Se distinguent les idées clés suivantes :

 

  • Plusieurs niveaux d’indicateurs doivent être définis : en amont pour identifier des projets d’adaptation éligibles ; en aval pour évaluer la bonne mise en œuvre des projets et leur pertinence pour s’adapter au changement climatique
  • Nécessité de faire le lien avec les ODD et leur évaluation
  • D’un point de vue de juriste, deux indicateurs envisageables : (1) Le projet ouvre-il les options possibles ou au contraire les ferme-t-il ? (2) Le projet respecte-t-il le principe de « l’amélioration continue », permettant d’utiliser les erreurs commises pour mettre en place des mécanismes correcteurs ?
  • Deux exemples portant sur la gestion de phénomènes extrêmes liés à l’eau dans les villes (notamment cas de la gestion des inondations à Copenhague) et sur la réhabilitation de systèmes de drainage et d’irrigation naturelle dans les oasis du Maroc Khettara), ont permis d’illustrer les discussions précédentes et de souligner que
    • Les projets d’adaptation nécessitent la participation de différents acteurs et de différentes expertises, y compris les connaissances traditionnelles.
    • La connaissance qualitative de terrain est essentielle ; les indicateurs ne sont pas forcément quantitatifs.

 

Mots clés : Interdisciplinarité, transversalité, approche raisonnée, durabilité.

 

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Side event PFE : Eau et climat dans les territoires insulaires

 

Avec SEDIF, Lysa Group, Office de l’eau de la Martinique, Tui Shortland, SIAAP, GRET, RIOB, IRSTEA, SUEZ.

 

Un side-event modéré par Marc Vezina (SEDIF) pour rappeler que sur les îles, le lien entre petit cycle et grand cycle est particulièrement fort, avec des exemples des Caraïbes (Cuba, Martinique, Haïti), du Pacifique (Nouvelle Calédonie, Bora-bora), de l’Océan Indien (Madagascar). Diverses idées sont ressorties :

  • Les défis sont nombreux : agriculture, qualité de la ressource, respect de la réglementation, gestion des eaux pluviales
  • Importance d’une approche participative
  • Importance d’identifier les parties prenantes, de désigner des responsables
  • Ne pas chercher des solutions uniques : adaptation des cultures agricoles, dessalement solaire, diagnostics et modélisations participatifs,
  • Faire en sorte que l’eau potable et assainissement travaillent ensemble
  • Appliquer les grands principes de la GIRE au niveau des îles-bassins
  • Favoriser l’échange d’expertise pour apporter des solutions dans les zones isolées

 

 

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Retrouvez une vidéo de réaction sur l’événement de la part du modérateur de l’événement, Marc Vezina du SEDIF et de Christophe Le Jallé du PS-Eau

 

 

 

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Suite à ces deux événements un cocktail s’est tenu sur le stand du PFE réunissant la famille de l’eau et du climat de la zone société civile. Un franc succès !

 

 

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HOMMAGE A RAYMOND JOST

 

 

Une petite réunion conviviale s’est ensuite déroulé sur le stand du PFE pour rendre hommage à la mémoire de Raymond Jost, fondateur du Secrétariat International de l’Eau et grande personnalité du milieu.

Une initiative a été lancée par Arnaud Courtecuisse, responsable d’un jumelage européen auprès du Ministère de l’Eau marocain, afin de créer une bande dessinée inspirée de la vie de Raymond Jost. Une levée de fonds est en cours. Découvrez le projet avec la vidéo ci-dessous.

 

 

 

 

 

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Deux jeunes de sciences-Po Rennes, Soliman Jaddi & Quentin Gombia, travaillent avec le PFE pour la COP22 et donnent chaque jour leur point de vue sur la journée écoulée.

 

  • Nous avons participé à une conférence sur les conséquences du réchauffement climatique sur les réserves en eau, au cours de laquelle est intervenu un scientifique américain. Il apparaît que les préoccupations américaines et françaises diffèrent quant aux effets du changement climatique. En effet, si nous sommes souvent davantage sensibles aux conséquences humaines du changement climatique (impact environnemental, impact social sur les populations déplacées), les américains semblent préférer une vision plus « pragmatique », en se posant d’abord la question de l’impact économique. Il est vrai que le réchauffement climatique touchera majoritairement les pays les plus pauvres du monde, notamment en Afrique, ce qui freinera d’autant plus leur essor économique et l’accès des populations aux services essentiels. Chacune de ces deux visions nous semble tout aussi pertinente l’une que l’autre.

 

  • Un autre point qui a suscité notre intérêt est une réflexion sur la manière de construire les infrastructures hydrauliques dans une optique de développement durable. Les exemples de barrages construits au 20ème siècle et pourtant déjà inefficaces ou mal dimensionnés par les changements de débit des fleuves sont criants : nous n’avons jusque-là construit que dans une optique de moyen/long terme, nous devons maintenant construire dans une optique de très long terme. Cela demande une nouvelle approche « bottom-up » permise par les modèles scientifiques que nous possédons. Cette approche s’articule en 4 étapes et nous voulons vous la présenter.
  1. Réunir l’ensemble des acteurs du projet pour définir le problème et les besoins.
  2. Utiliser les données et les modèles climatiques pour estimer les risques futurs sur l’environnement liés au projet.
  3. Développer des solutions robustes et flexibles respectant l’environnement.
  4. Tester et comparer les différentes solutions grâce à nos modèles et valider le meilleur en termes d’impact environnemental.

Cette approche nous permettra dans le futur de créer, nous l’espérons, des infrastructures durables et adaptées aux conséquences du changement climatique.

 

  • Hier se tenait la journée de l’eau en zone bleue, zone à laquelle nous n’avons malheureusement pas accès. En effet, il existe une forte démarcation entre la zone verte et la zone bleue, et de notre point de vue les informations ne circulent pas suffisamment entre les deux zones. C’est dommage car les initiatives et réflexions émanant de la société civile sont nombreuses et mériteraient sans doute une meilleure promotion auprès des décideurs politiques.

Curieux, nous avons demandé aux acteurs présents en zone bleue de nous donner leur avis sur la journée d’hier. Il faut savoir que cette COP est la première à proposer une journée de l’eau, ce qui représente déjà une avancée en soi. Il y a cependant un peu de déception, dans la mesure où aucune initiative novatrice n’est apparue dans les débats.

 

  • On prends enfin un peu de hauteur spirituelle, puisque nos pérégrinations en zone verte nous ont mené à une conférence traitant d’initiatives écologiques entreprises par l’association « Global Muslim Climate Network ». L’Islam est une religion qui prône l’écologie, en recommandant à l’homme de limiter l’impact négatif qu’il peut avoir sur l’environnement. La vie du prophète Mohammed est pleine d’enseignements, jusqu’à sa manière de marcher : « se déplacer avec légèreté, sans soulever de poussière » expliquait un intervenant. Un concept intéressant également avec le Green Hajj, une manière de faire un pèlerinage en réduisant son emprunte carbone. Excellente idée quand on sait que cet évènement religieux déplace énormément de musulmans qui n’ont pas toujours une vraie conscience écologique, avec encore beaucoup de gaspillage d’eau et une production considérable de déchets.

 


Jour 3 : Mercredi 9 novembre

 

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LA JOURNEE EAU OFFICIELLE DE LA COP22 SUR LA ZONE BLEUE

 

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Le Partenariat Français pour l’Eau était présent lors de la journée officielle eau du 9 novembre qui s’est déroulé sur la zone bleue de la COP22. Première édition du genre au sein d’une COP, cette journée, très attendue par le monde de l’eau a fait le point sur les avancées obtenues et sur les défis à venir.

 

La journée eau a été ouverte par une conférence de presse au cours de laquelle se sont notamment exprimés la Ministre de l’Environnement du Maroc Hakima El Haite, la Ministre Déléguée en Charge de l’Eau Charafat Afailal, le Vice-Président du Conseil Mondial de l’Eau Dogan Altinbilek, Sylvie Lemmet, représentante du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, et Lupercio Ziroldo Antonio, Président du Réseau International des Organismes de Bassins (RIOB).

 

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SHOWCASE ON WATER

 

Cette séance, dans une salle de 500 personnes presque comble, a permis de mettre en avant des initiatives dans le domaine de l’eau et du climat, y compris les 3 alliances du Global Climate Action Agenda initiées lors de la COP21 mais aussi de nouvelles initiatives telles que le Réseau des parlementaires pour l’eau lancé à cette occasion.

 

Quelques idées clés et recommandations soulignées lors de cette session :

 

  • Nécessité de faciliter le dialogue entre les acteurs de l’eau, les Parties et le Comité de l’Adaptation. Hakima El Haite s’est engagée à faciliter un tel dialogue pour une meilleure prise en compte de l’eau par la CCNUCC ;
  • Importance de la gestion intégrée par bassin versant ;
  • Vulnérabilité de l’Afrique face au changement climatique qui rend nécessaire une action spécifique ciblée sur ce continent pour en renforcer la résilience ;
  • Nécessité d’un accès simplifié aux financements climat, notamment pour les pays d’Afrique ;
  • Importance de la gouvernance, du transfert de technologies et de l’échange de bonnes pratiques ; le développement de la recherche et le renforcement capacités.
  • Nécessité de mettre en place des mécanismes de suivi et de gestion des engagements ;
  • Urgence de s’unir et de travailler ensemble pour accroître la visibilité de l’eau (initiative ClimateIsWater) et renforcer l’efficacité de l’action (à noter la signature d’un MoU ente les 3 alliances officielles du GCAA qui s’engagent à monter des projets communs)

 

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DIALOGUE ON WATER

 

L’après-midi de cette journée du 9 a été consacrée à une session de dialogue entre différents acteurs de l’eau et du climat. De nombreux membres du PFE ont assisté à cette séance et pris la parole pour faire passer des messages forts.

 

Quelques idées clés et recommandations soulignées lors de cette session :

 

  • Nécessité d’actualiser les NDCs de manière plus ambitieuse pour l’eau et d’opérationnaliser ces NDCs en intégrant l’eau et le climat ;
  • Urgence de prendre en compte les secteurs sociaux de base : accès à l’eau, assainissement, éducation. Lien avec les Objectifs de Développement Durable ;
  • Importance du triptyque « connaissance-gouvernance-finance » dans les projets ;
  • Accélérer les processus de financement climat, cibler les pays les plus menacés, développer les financements innovants ;
  • Ne pas réserver les financements qu’aux gros projets ; diriger les fonds vers ceux qui savent mutualiser ;
  • Renforcer les capacités et mobiliser les citoyens pour les inclure dans mise en œuvre et le suivi des politiques de l’eau et du climat ;
  • S’appuyer sur les membres du comité de l’adaptation qui peuvent faire passer les messages de la communauté de l’eau à la CCNUCC.

 

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Intervention de Jean Launay dans le Dialogue on Water, mercredi 9 novembre 2016 :

 

[…] L’urgence est telle que la mise en œuvre des financements climat doit être accélérée ! Il convient à mon sens de cibler les activités – souvent élémentaires pour la survie – et les pays les plus menacés sur lesquels devraient être pointés les financements climat additionnels aux aides publiques au développement. […]

 

Retrouvez son intervention ici.

 

 

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Le ton a été donné dès le matin sur la zone verte également, rappelant l’engagement des acteurs de la société civile et des jeunes autour de l’initative #Climateiswater. Un cocktail a ainsi été réalisé sur le stand du Conseil Mondial de l’Eau/#ClimateisWater pour fédérer les acteurs de la société civile autour de cette journée eau officielle.

 

 

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Retour sur l’Evenement Pitch des Solutions du PFE

 

avec pS-Eau, Swelia, Waterpreneurs et Veolia, sur le stand du Comité 21.

 

L’occasion de montrer que les acteurs de l’eau se mobilisent sur le Climat:

  • PS-Eau a présenté sa dernière étude sur l’impact du changement climatique sur les services d’eau et d’assainissement et présenté des series d’actions possibles pour y faire face.
  • Swelia a présenté l’expérience des petites et moyennes entreprises de la filière Eau en Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées et montré qu’en France une chaîne de professionnels existe pour le recyclage et la réutilisation des eaux usées traitées.
  • Waterpreneurs a rappelé l’importance de faire le lien entre les entrepreneurs de l’eau et les investissements potentiels, rappelant l’importance des Partenariats à mettre en place pour la réalisation effective de la lutte contre le climat et la mise en oeuvre des ODD.
  • Veolia a présenté un projet qui a permis d’augmenter la résilience de Copenhague : un outil de modélisation et de contrôle capable d’alerter plusieurs heures à l’avance sur le risque de précipitations violentes et de piloter en temps réel le réseau et les usines de traitement des eaux usées en fonction des conditions météorologiques.

 

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Deux jeunes de sciences-Po Rennes, Soliman Jaddi & Quentin Gombia, travaillent avec le PFE pour la COP22 et donnent chaque jour leur point de vue sur la journée écoulée.

 

  • Au fil de nos promenades dans la zone verte nous avons eu un coup de cœur pour une ONG marocaine : Dar Si Hmad for Development, Education and Culture. Cette ONG a développé un collecteur d’eau présente dans le brouillard dont l’efficacité permet à des communautés du sud est du Maroc de ne plus avoir à marcher trois heures pour subvenir à leurs besoins quotidiens en eau. Les femmes et les enfants préposés à cette tâche peuvent donc maintenant étudier et travailler.

 

  • Il est intéressant de voir que les innovations techniques pour le domaine de l’eau sont présentes en force dans les pavillons zone verte de la COP. De la captation d’eau à partir de brume ou de l’air au suivi de la qualité et de la quantité de l’eau distribuée dans un réseau nous avons pu voir que l’eau est bien l’une des préoccupations majeures de la COP 22 !

 

  • Nous avons pu assister à une conférence donnée en partenariat entre le comité 21 et PFE sur les acteurs de l’eau engagés pour le climat. L’un des acteurs, Waterpreneurs nous a paru intéressant. L’objectif de ce nouvel acteur de PFE est de donner plus de visibilité aux entrepreneurs locaux du domaine de l’eau dans les pays en développement afin que les investisseurs à impact (dont les investissements s’inscrivent dans un soucis d’impact environnemental et social positif) puissent les soutenir. Cette initiative permettra nous l’espérons de mener à bien un grand nombre de projets !

 

  • Nous avons été captivés par l’intervention passionnante d’Eric Orsenna sur le stand de Suez. Si son regard est si intéressant, c’est d’abord car il a une vision globale, incluant un large éventail de savoirs. Pour que l’eau soit appréhendée à sa juste mesure, il faut une approche interdisciplinaire. En outre, E.Orsenna désigne le fleuve en tant qu’enjeu majeur, appelé à avoir des répercussions géopolitiques croissantes. Il nous partage enfin son intime conviction : dans la lutte contre le changement climatique, les Etats ont probablement atteint un point limite dans leur potentiel d’action. Si l’on veut atteindre des résultats plus ambitieux, c’est à la société civile, aux villes et à nous, citoyens autant que nous sommes, qu’il incombe d’agir en cessant de nous penser trop petits ou incompétents.

 

  • Autre initiative qui a retenu notre attention, celle d’un four à pyrolyse permettant le traitement de déchets ménagers, de la biomasse (déchets verts), de boues d’épuration et de pneus usagés, afin d’obtenir du gaz, de la biohuile pouvant être utilisée comme carburant, et du biochar servant d’engrais. A noter que le procédé permet de récupérer environ 10% de la quantité d’intrants sous forme d’eau purifiée. En somme, un projet très intéressant dont l’idée est de transformer des déchets source de problèmes écologiques pour obtenir de l’énergie. L’inauguration d’un projet utilisant cette technologie est prévue pour juin 2017 dans la province d’El Kelaa Des Sraghna (près de Marrakech), avec pour but de traiter principalement des déchets verts afin de produire 400 000 bouteilles de gaz de 20 litres à l’année !

 

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Les membres du PFE se sont relayés sur le stand du PFE aujourd’hui pour présenter leurs activités au public de la COP.

 

Le GRET, SWELIA, le Secours Islamique France ont notamment officié sur le stand, nouant des échanges fructueux avec le public.

 

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Jour 2 : Mardi 8 novembre

 

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Réunion sur la sécurité hydrique et justice climatique sur le Pavillon du Maroc

 

Le PFE était présent lors d’une réunion sur la sécurité hydrique et justice climatique sur le Pavillon Marocain avec Mme. Afailal, Ministre déléguée de l’eau au Maroc. Jean Launay était également présent pour rappeler les priorités du PFE ainsi que celles de l’EURO-RIOB – dont il est Président depuis peu – et a notamment insisté sur les conséquences géopolitiques d’une insuffisance de politiques d’adaptation du secteur de l’eau. Il s’est interrogé sur les gages que pourraient apporter les organisations de bassins vis à vis des bailleurs. Etaient également présents Loic Fauchon du Conseil Mondial de l’Eau, les Ministres de l’eau du Burkina Faso et du Tchad ainsi qu’un haut représentant de la Banque Africaine de Développement.

 

Se dégagent de cette réunion les idées suivantes :

 

  • Engagement des marocains pour faire remonter le dossier de l’eau en haut des préoccupations climatiques suite à la conférence de Rabat
  • Intervention des ministres africains pour rappeler l’attente forte des financements climat annoncés ; cependant remarque que peu de projets africains ont aujourd’hui émergé au Fonds Climat alors que problèmes d’adaptation sont extrêmement présents dans leurs pays
  • Banque Africaine de Développement a reconnu qu’une complexité excessive d’accès au financement avait été mise en place par les bailleurs de fonds mais que les pays africains n’étaient pas préparés aux contraintes bancaires en découlant. Elle a ensuite annoncé une accélération de ses investissements sur le secteur de l’eau, souhaitant par ailleurs améliorer les procédures et capacités pour les pays africains
  • La Ministre de l’eau du Maroc souhaite souligner ces avancées lors du sommet de l’Afrique qui se déroulera la semaine prochaine le 15 novembre et a invité le public à assister à la journée eau du mercredi 9 – une occasion pour plaider ensemble l’importance du dossier eau.

 

Evenement pour la création de la Coalition Marocaine pour l’Eau

 

Cet évenement qui a réunit la Ministre Marocaine de l’Eua, le Haut Commissaire pour la COP22, Loïc Fauchon, Hélène Valade, les Ministres de l’eau du Tchad et du Burkina Faso, Hélène Valade de Suez et Jean Launay a permis de saluer la mise en place d’un nouveau partenariat multiacteur au Royaume du Maroc. L’expérience du PFE a constitué une base utile pour cette création. Jean Launay a insisté sur la nécessité d’une voix unifié de la communauté internationale de l’eau pour être entendu de celle du Climat.

 

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LA DEMI-JOURNEE THEMATIQUE EAU SUR LA ZONE VERTE

Journée foisonnante pour l’eau sur la zone verte avec une demi journée thématique consacrée à l’eau.

 

Le Partenariat Français pour l’Eau a réalisé trois événements lors de cette journée.

 

Side event PFE : « Crises de l’eau, migrations : quelles conséquences humanitaires du changement climatique au Sahel? »

 

avec Action contre la Faim, Solidarités International, Secours Islamique france, Eau Vive, Platform on Disaster Displacement.

 

Cet événement organisé par les membres du Groupe Urgence du PFE et modéré par Julien Eyrard d’ACF a permis de souligner les conséquences des crises liées à l’eau au Sahel, notamment les sécheresses répétées de plus en plus intenses.

 

Se distinguent les idées clés suivantes :

 

  • La réponse des organisations humanitaires se situe à deux niveaux : l’action dans l’urgence pour répondre aux besoins immédiats des populations touchées par ces crises; l’action de long terme pour renforcer la résilience des populations face aux crises à venir.
  • On ne peut pas parler de migrations climatiques car elles sont multifactorielles, cependant le changement climatique et ses impacts sur les moyens de subsistance renforce les facteurs de migration pré-existants.
  • La notion de « réfugié climatique » est donc complexe et n’est pas encore reconnue ni même définie par les organisations internationales et les Etats.

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Side event PFE : Les réponses des acteurs français de l’eau au changement climatique

 

avec SWELIA, la Société des Eaux de Marseille, Coalition Eau, SUEZ, AFD, BRL Ingénierie, Green Cross France et Territoires

 

 

Cet événement modéré par Jean Luc Redaud, président du groupe de travail eau et climat et introduit par Jean Launay a permis de rappeler l’importance de l’action des acteurs non-étatiques pour le climat, mettant un coup de projecteur sur différents projets et initiatives des membres du PFE.

 

  • Ce side-event a permis de mettre en valeur la diversité des acteurs en France : Petites et moyennes entreprises, Grand Groupe, ONGs, bailleur, bureaux d’études …
  • Ces acteurs œuvrent à la réalisation de projets contribuant à l’adaptation et l’atténuation du changement climatique.
  • En zone rurale comme en zone urbaine, l’eau peut constituer un risque majeur pour le développement économique des territoires
  • Les acteurs de l’eau développent des savoir-faire transversaux : information, connaissance, biodiversité, appréhension du risques, développement de système de télérelève des compteurs, analyse des vulnérabilités climatiques, plateforme collaborative d’information, recyclage des eaux dans une optique d’économique circulaire …
  • Des initiatives ont été créées et se poursuivent depuis la COP21.

 

Retrouvez prochainement le compte-rendu détaillé de ces interventions.

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Side event PFE : « Eau et climat : mieux connaitre pour mieux gérer »

 

avec l’IRD, l’IM2E, le PFE, UNESCO HIP, Organisation Mondiale de la Météorologie, Université Constantine, OIeau, AFD, BRGM, SIAAP, IRSTEA

 

Cet événement modéré par Eric Servat de l’IM2E/IRD a permis de mettre en évidence les besoins en connaissance scientifique pour mieux comprendre , évaluer et anticiper la résilience des hydrosystèmes face au changement climatique.

 

Se dégagent les idées fortes suivantes :

 

  • On note un réel déficit de la disponibilité des données brutes qui constituent la base des systèmes d’information sur l’eau et des modèles, particulièrement dans les pays en développement (exemple de l’Algérie)
  • Il est plus que jamais important de développer le partage d’informations et des données au niveau national et international : cela suppose de renforcer la confiance entre les acteurs.
  • Les données scientifiques doivent être transformées en informations simples facilement utilisables par les décideurs.
  • Les données socio-économiques doivent être couplées aux données dites de « sciences dures »
  • Les systèmes d’information sont très mal financés alors qu’ils constituent le fondement des politiques et des prises de décision.
  • Si les bailleurs de fonds doivent être mobilisés, les maîtres d’ouvrage qui définissent les projets doivent l’être également.

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Interview de Jean Launay par Green Cross France et Territoires

 

 

Interview de Jean Launay, député, président du Partenariat Français pour l’Eau, depuis la CoP22 à Marrakech from GCFT on Vimeo.

 

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Deux jeunes de sciences-Po Rennes, Soliman Jaddi & Quentin Gombia, travaillent avec le PFE pour la COP22 et donnent chaque jour leur point de vue sur la journée écoulée.

 

  • Retour sur un side-event organisé par le GWP sur la position des jeunes dans la COP. Ceux-ci débordent d’idées innovantes traduites notamment dans le livre blanc de la COP 21. Malheureusement et par manque d’appui financier, institutionnel et technique ces idées ne peuvent se concrétiser.
  • Pourtant, il est possible pour les jeunes de mener à bien des projets éco-responsables à l’image de l’association des producteurs de Comalapa au Guatemala qui en autogestion sont parvenus à développer et fait prospérer une ferme écologique permettant de faire vivre toute une communauté.
  • Suite à l’agora organisée par le PFE sur les conséquences du changement climatique au Sahel nous avons été frappés par la non reconnaissance des grandes instances internationales du statut de réfugié climatique. Cette question deviendra pourtant de plus en plus préoccupante d’ici à 2100 et mérite une grande attention.
  • Nous avons envie de participer à la promotion à l’international des différents secteurs d’expertise français dans le domaine de l’eau. De l’approche participative mise en œuvre par les acteurs aux réductions substantielles de consommation d’énergie dans le domaine de l’eau, petites moyennes et grandes entreprises françaises ont construit des modèles exemplaires qui méritent d’être connus et proposés à l’étranger.
  • Nous avons été touchés par les propos pessimistes mais francs du représentant de l’Organisation Mondiale de la Météorologie. Il faudrait peut être cesser de s’encombrer d’une justification scientifique devant être constamment renouvelée face à la nécessité d’agir rapidement pour réduire le réchauffement climatique et se faire d’avantage confiance entre acteurs d’horizons divers, aux préoccupations de court terme différentes mais devant impérativement œuvrer dans la même direction pour un futur commun.

 

 

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Le Side event « human water security, public health and climate change »

 

organisé par Wateraid avec la participation entre autres de pS-Eau

 

a porté sur les liens entre les services d’eau et d’assainissement et le changement climatique – question qui est souvent moins abordée au sein de la question plus gobale « Eau et changement climatique ».

 

L’objectif de la session était de rassembler tous les acteurs sensibles à cette question en vue de crééer une alliance portant sur ce lien spécifique dans le cadre du Global climate action agenda. La session a été conclue par la Championne du Climat hakima Laite – ministère qui a rappelé tous les enjeux qui se posent pour le secteur assainissement et eau et l’importance que cela a pour atteindre les ODD. Cela a été l’occasion pour le pS-Eau de présenter le travail réalisé sur le climat et montrer sa volonté de pousser une telle alliance.

 

 

Side-event « Eau et Climat : rendre l’eau à la terre pour restaurer le climat »

 

Organisé par la Coalition Eau, France Libertés et Coordination Eau Ile-de-France, dans le cadre de « Eau, Planète et Peuples »

 

Ce side-event a permis de mettre en avant le fait que notre gestion des cycles de l’eau est rarement considérée comme un des facteurs du changement climatique et pourtant : les activités humaines dérèglent le cycle de l’eau local (déforestation, imperméabilisation des sols, surexploitation des nappes…), ce qui influe sur le climat local. Les communautés locales, premières affectées par le changement climatique car plus vulnérables, sont détentrices de connaissances et savoirs ancestraux qui nourrissent les réflexions pour des solutions alternatives de lutte contre le changement climatique.

 

Plusieurs solutions pour restaurer le cycle de l’eau ont été partagées :

 

  • L’expérience de l’Agence Rhône Méditerranée Corse, en France, pour favoriser la désimperméabilisation des sols. Voir la vidéo de Martin Guespereau (ancien Directeur)
  • L’expérience d’Oasis en Mauritanie pour développer des techniques de gestion économe des ressources en eau (Mohamed Tourad, association Tenmiya) et l’exemple des Khettaras au Maroc, système gravitaire de drainge de l’eau (Ahmed Jaakou, AOFEP).
  • L’expérience des johads, en Inde, une technique ancienne de stockage de l’eau de pluie qui permet de maintenir le cycle de l’eau en zone aride. Voir la vidéo de Rajendra Singh.

 


Jour 1 : Lundi 7 novembre

 

Début de la COP22!

 

Tweet du jour :

 

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Des discussions avec certains négociateurs montrent que la COP22 devrait déboucher sur des textes plutôt techniques pour la mise en oeuvre de l’Accord de Paris, mais pas sur une grande déclaration politique.

 

Cérémonie d’ouverture de la COP22

 

 

Ségolène Royal, Présidente de la COP21, a ouvert la cérémonie en saluant la ratification de l’accord de Paris par 100 pays, et son entrée en vigueur depuis 3 jours. Elle a lancé un appel au 97 pays ne l’ayant pas encore ratifié pour qu’ils le fassent avant la fin de l’année.

 

« La COP22 est une COP africaine ». Elle a rappelé une des priorités de la Présidence Marocaine, présentées la veille par le roi Mohammed VI : prise en compte des enjeux africains, avec la mobilisation pour l’accès aux financements et aux transferts de technologies. Elle a salué la mobilisation, la créativité et l’engagement de l’Afrique, continent qui subit le plus sans en être responsable les changements climatiques et la désertification, mais où se trouve également la priorité et l’espérance.

 

Salaheddine Mezouar, Président de la COP22, a chaleureusement accueilli l’ensemble des participants au Maroc. Il a invité les Parties à être plus ambitieuses dans leurs engagements et à finaliser les mécanismes d’appui et de renforcement des capacités et des compétences.

 

Il a rappelé que le changement doit intervenir à tous les niveaux, dans le cadre de partenariats gagnant-gagnant, et que la COP22 ne se limite pas à une question climatique, mais répond à des enjeux civilisationnels et de développement économique.

 

Des allocutions ont suivi de la Secrétaire exécutive de la CCNUCC et du Président du GIEC, et du Maire de Marrakech. A remarquer notamment que la plupart des messages de la Secrétaire exécutive de la CCNUCC converge avec ceux du PFE : importance de l’adaptation, nécessité de renforcer les financements, décliner les contributions déterminées (NDC) dans les politiques nationales, renforcement de capacités …

 

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Inauguration du Pavillon France

 

Madame Ségolène Royal a inauguré le Pavillon France situé en zone bleue en présence de différentes personnalités étrangères, notamment marocaines, et d’une importante délégation française. Elle a rappelé l’engagement de la France pour la signature de l’accord de Paris et son entrée en vigueur dans un délai record. Elle a invité les délégués français à utiliser leurs savoir-faire. Elle a remercié les parlementaires présents, dont Jean Launay, Président du Partenariat Français pour l’Eau et Député du Lot, pour le soutien du Parlement français.

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Ouverture du Pavillon Maroc

 

Inauguration avec un side-event sur le changement climatique et l’eau, montrant toute l’importance donnée par le Maroc à la question de l’eau. Ce side-event a été l’occasion d’une présentation de la politique de l’eau du Royaume et de sa déclinaison dans ses différents bassins. On notera que dans les solutions d’adaptation marocaine figurent les coupures d’eau quelques heures par jour pour sensibiliser la population aux problématiques de rareté.

 

 

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Côté Stand

 

Le stand du PFE est opérationnel, avec les vidéos et photos de ses membres sur écran et la diffusion des publications du PFE.

 

Venez nous retrouvez dans la zone Société Civile, à côté de l’Agora Territoires, sur le Stand n°340.

 

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Retrouvez bientôt dans cette rubrique les compte-rendus de la journée réalisés par deux étudiants de Sciences-po Rennes

 

Baromètre de l’eau :

 

Les toilettes de la COP22 utilisent un système de réutilisation des eaux grises !

 


 

Retrouvez sur cette page:

 

 

Les programmes officiels de la COP22

 

– Zone bleue : Journée « eau » le 9 novembre coordonnée par le RIOB. Consultez le programme de la zone bleue : agenda officiel et agenda des side events.

 

– Zone verte : Demi-journée thématique « eau » le 8 novembre. Consultez le programme de la zone verte et de la journée du 8. 23 événements eau y sont programmés.

 

 

Les événements des acteurs français de l’eau

 

Retrouvez actuellement le programme des événements PFE à la COP22

 

Événements eau et climat des membres du PFE, acteurs français de l’eau

 

Le PFE actualise régulièrement son recensement des événements eau et climat à la COP22 au sein du document suivant.

Calendrier MAJ 021116

 

 

 

Nos outils pour la COP22

 

Consultez nos messages pour la COP22!

 

Retrouvez la dernière version des messages du PFE préparés collectivement.

 

Consultez notre dossier de presse

 

Publications

 

Retrouvez notre toute nouvelle publication présentée à la COP22 : Mieux connaître pour mieux agir

 

Find all the FWP tools on our page : Our productions

 

 

#Climateiswater

 

Retrouvez :

 

Le flyer de l’initiative

 

Le calendrier des événements de la communauté internationale lors de la COP : http://www.climateiswater.org/calendar/

 

Le nouveau site web : climateiswater.org

 

L’initiative disposera d’un stand au sein de la zone verte.

Un cocktail sera organisé lors de la journée du 9. Plus d’informations à venir.

 

 

Le PFE dans la presse

 

Consultez notre communiqué de presse « La COP22 : La COP de l’action pour l’eau« 

 

Consultez notre dossier de presse

 

Consultez une dépêche au sein de Médiaterre

 

 

Le Guide PFE pour toutes les informations

 

Comme l’année dernière, le PFE a mis au point un guide d’informations qui sera régulièrement actualisé.
 
 
Retrouvez la dernière mise à jour du guide ici
 
 
Guide COP22 – MAJ 27 octobre 2016